Blogia

Jaime-Muniesa

L' ARISTOCRATE y DESPEDIDA

L' ARISTOCRATE y DESPEDIDA

L’ARISTOCRATE

===============

Je suis un aristocrate

et pas un traine savates,

très loin d’être roturier

moi  je suis  Monsieur De.

Mes illustres ancêtres furent

seigneurs  de la vieille France,

plus anciens que la Lorraine

et beaucoup plus que l’Alsace.

Ils étaient des fiers gaulois

egaux à Vercingétorix

combattirent  les romains

comme Asterix et Obelix.

Et avec le même courage

ils vainquirent les barbares,

les Goths et les Visigoths

les vikings et les vandales.

Chevaliers fils de saint Louis,

partirent dans les croisades

pour la gloire du saint Graal

luttèrent en terre sainte.

Pour la France et sa grandeur

Ils ont combattu l’anglais,

l’espagnol, et l’Aleman

le russe et le português.

En fin comme vous voyez

je suis très, très vieille France.

suis plus vieux que la Lorraine

et beaucoup plus que l’Alsace.

Et c’est pour ma condition

et ma noblesse sans doute

qu’ils me font toujours chier

ces méprisables métèques

qui viennent dans ma patrie

A rien faire et a bouffer ;

Ils salissent nôtre terre

avec leurs teints basanes

avec leurs grossiers langages

leurs cheveux noirs et frisés.

 

Ah !! Comme je les déteste.

Ah !! Comme ils me font chier.

Oui, oui, me direz vous

ils ont labouré nos champs,

ils ont construit bien nos ponts,

ils ont fait tous nos égouts,

il faut bien des éboueurs.

C’est certain, je vous l’accorde;

peut-être avez-vous raison.

mais aujourd’hui je dis :

Ça suffit,  Je n’en peux plus ;

j’en ai marr’ de leurs prières,

j’en ai marr’ de leurs mosquées,

j’en ai marr’, de voir leurs gueules,

j’en ai marr’, assez, assez !!

faut il que quittent la France

par la force ou par leur gré,

mais il faut ils qui s’en allaient

hors de la France à jamais.

Déterrons et pour toujours

les djellabas, et les merguez

les babouches, les tarbouches

ramadam et taboulé.

Quel malheur ! Quelle disgrâce!!

supporter  cette racaille,

une déchèterie humaine

qui macule nôtre France.

Ils ont envahi les villes,

les villages et les hameaux,

sont com’les mauvaises herbes,

nuisibles sans production.

On les trouve un peu par tout

rarement dans les chantiers,

très souvent dans les cafés bars,

ou dans les bureaux de l’A.N.P.E.

Il y a quelques uns... par malheur !!

qui devenus commerçants

ils ont envahi les marchés

d’autres se sont faits artisans.

Il-y-a mêm’ des fonctionnaires

sapristi …ça c’est le comble,

ça m’emmène au désespoir

même dans les préfectures

on trouve ces sales noirs.

Ils sont gardiens de la paix,

douaniers, pompiers ou gendarmes,

il-y-a, voyons !! Quelle honte!!

vêtus avec des soutanes.  

Mais il-y-a pire, pire encore,

et la, je dis : nom de nom!! 

sont nos femmes, qui déconnent,

merde alors !! Merde alors !!

Elles ont depuis toujours

le feu qui brule leur cul,

et souvent nous font cocus

avec ces cons de métèques.

Cocus ?  Nous avons toujours été,

mais c’était entre compatriotes

et ne pas par des ilotes

ordures  de l’étranger.

Saperlipopette..Misère

ça aussi me fait bien chier.

pour eux,  pardis…c’est très bon,

c’est normal…. la rigolade…

Mais pour nous c’est différent,

c’est malsain et c’est barbare,

quell’ honte d’être cocu

par un salaud musulman,

c’est la fin des haricots

c’est grossier et immoral.

 

Oh !! Douce France ma patrie

terre de mes ancêtres chérie,

je t’aime plus qu’autre chose

je t’aime plus qu’a ma vie.

Ah!! Sainte Jeanne D’Arc

sers-toi encore de ton carquois,

et avec ton ami grand Martell

aide nous à nous sauver.

Avec ta grâce divine

nous partirons en croisade

au nom de la croix, du Pape,

et…….. de Marine le Pen.

Nous ferons des sacrifices

pour sauver nos grands principes,

faute de foie-gras truffé

nous mangerons du lapin.

Point des perdreaux ou des cailles,

mangerons la cochonnaille,

on se passera de tout,

on ne baisera point s’il le faut.

Fini la très bonne chère,

adieux ortolans farcis

nous ferons la sainte guerre

avec des navets et radis.

Mais nom d’un chien, qu’on finisse

que l’on finisse a jamais,

avant que la douce Gaule

soit bel et bien Tour de Babel.

Une fois fini la guerre

et le calme rétabli

sans la racaille étrangère

la France sera un paradis.

Un éden, une merveille,

un don des dieux, un oasis,

ou il fera toujours bon vivre

le bonheur sera infini.

Les anciens aristocrates,

prendrons en main le pouvoir,

il n’y aura plus de partis

et non plus des syndicats.

Disparaitra le chômage,

point des manifestations,

finies les grèves sauvages,

adieux revendications.

Et alors en seigneurs et maitres

de nôtre main bienveillante

nourrirons les ouvriers

et subviendrions à leur manque.

Les artisans au boulot

les ouvriers à la tache

tout le monde au travail

sauf nous les aristocrates.

 

Les ouvriers les dimanches

et les jours qu’on dit féries

apres d’aller à la messe

fêteront bien la journée.

Mangeront la poule au pot,

et suivant la tradition

pourront se souler la gueule

a la gnole ou le litron.

Tous les jours à huit heures

verront  par télévision

le journal et ses notices

dites par le grand menteur.

Voila la France que j’aime,

joli pais de mes rêves,

patrie de grandes artistes

et berceau de mes ancêtres.

A bas tous les syndicats !!

A bas la gauche maudite !!

Vive la S.N.C.F.

Vive la France…et ma BITE.

FIN

Epilogue

Monsieur le Vicomte de L’Ample Trou, après avoir lutte sans relais pendant sept ans, fut vaincu par les métèques; ayant dilapidé durant le conflit armée sa fortune numéraire, ainsi que ses meubles et immeubles héritées de ses nobles ancêtres, ruiné et persécuté pour trois tribus de nègres et deux de magrébins fut obligé à son grand regret de quitter sa douce France et se exiler al étranger, après avoir exerce pas mal de métiers aussi dénigrants les uns comme les autres, finit sa vie exerçant de cireur des chaussures dans un hôtel de Lisbonne.

Avec la fuite précipité du Vicomte, madame la vicomtesse se trouva complétement désamparée et au bord du désespoir pour calmer la libido que lui rongeait la entre cuise, elle à engagé un nègre mandinga récemment venu de l’étranger, un individu très con, mais très bien outillée, avec lequel dépensa l’héritage de ses ancêtres capétiens plus une très grosse médaille d’or ayant appartenu au beau frère de une soeur de Charlemagne. Aprés avoir sejournée dans quelques residences, ruinée et abandonée par tous elle finit ses jours, a la C.A.P.A.de Oloron Ste. Marie, ville du Bearn prés des Pyrenées.

DESPEDIDA

===================

Je ne voudrais pas crever

Avant vingt heures,

Je ne voudrais pas crever

Sans plus jamais vous voir,

Je ne voudrais pas crever

Avec la gueule ouverte,

Je ne voudrais pas crever

Sans vous regarder encor’ une fois.

Je voudrais mourir

Avec mon costume de dimanche

Je voudrais mourir

Avec mes beaux souliers cirés,

Je voudrais mourir

Dans ce magnifique entourage

Je voudrais mourir

Avec un verre du vin à la main.

Amis épicuriens que vous étés

Levez vos verres et buvez à ma santé,

Chantez louanges à tous dieux.

Les bouteilles ont déjà le cul dénudé.

Entouré de mes amis et ma famille,

Je lève ce dernier verre a vôtre santé,

Trinquez avec moi, buvons ensemble,

Vingt heures passes, heureux je peux crever.

================

FIN Longages (31) mars 2009

Eysus juillet 11

genio y figura

El ripio de la envidia

-----------------------------------

Esto se lo dedico a una cuadrilla de envidiosos, que mejor que criticar podrian estudiar para ver si aprenden algo, aunque ya se sabe que de un burro no se puede hacer un caballo de carreras. Ellos se reconoceran.

--------------------------------

Si de mi genio y figura

haceis burla o chirigota,

sabed asnos ignorantes

que eso a mi poco me importa.

Soy aragones de pro,

y llevo l’alforja al hombro

delante meto a los necios

y detras pongo a los tontos.

Vosotros sois y me consta

unos necios y otros tontos

ahi os envio l’alforja

escojed vuestro acomodo.

Lo que contesto Cambrone

a su enemigo el ingles

tambien lo he puesto en l’alforja

repartidlo entre los seis.

Fin

Sois vulgares

como las silvestres flores

o no oléis a nada

o oléis mal.

==========

spleen

spleen

ESPERANDO EL ARCOIRIS

______________________

Este soneto te lo dedico a ti, mi prima querida chuflainera, con cariño JAIME.

======================

Cae la lluvia incesante

mojando las casas y los arboles,

lloran las ramas y los tejados

yo no lloro, solo estoy triste.

Mudo detras de los cristales

miro el cielo pesado de plomo

esperando ver ansioso

un claro azul entre las nubes.

Un timido rayo de sol,

un resquicio de alegria,

un desafio al mal tiempo.

Sumido en la gris melancolia

la esperanza voy perdiendo

de ver el ARCOIRIS, alumbrar mi vida.

========================

SONETO INTERIOR

Has leido mis versos y has llorado

has llorado y tengo celos

de las lagrimas furtivas

que tu carita han besado.

Quisiera ser el sudor

que tu cuerpo humedece

cuando lasciva te meces

complacida en el amor.

Quisiera vivir en ti

visceralmente en tu cuerpo

siempre estar dentro de ti.

Y de esa torre de marfil

que torna en carcel tu cuerpo

nunca mas poder salir.

FIN

=======================

SONETO VOLUBLE

Paso volando el viento

y el necio se asio a su falda,

fue rodando por el mundo

y el mundo no le dio nada.

Pobre infeliz filosofo,

pobre poeta nomada

soñador empedernido,

perseguidor de esperanzas.

Que te enamoro del viento

cuando a tu lado pasaba?

porque en el mundo buscaste

lo que tenias en casa?

no viste que el viento es aire

y que el aire.... no es nada,

FIN

======================

CAPRICHOS VANOS

Te vi arrancar una rosa

me callé y no dije nada,

pero yo sé que lloraba

su madre que era el rosal.

Tu, persona caprichosa

se que te gustan las rosas,

y solo por darte el gusto

vas sin pena y las cortas.

Esas flores que tu arrancas

para ahogarlas en un vaso

a mi no me gustan nada.

Yo simplemente las amo,

las riego y sin tocarlas

las dejo en su rosal.

FIN

===============

ESPEJISMO A LOS 75 Soneto

Atardecia en mi vida

largo y amargo crepusculo

cuando un postrero rayo de sol

avivo mi ser que ejercia

de diletante bucolico.

Posose en mi cabeza despejada

de la selva pilosa que otrora

luci orgullosamente y...

encendiose una llamita.

Una llamita muy modesta

pero pertinaz y muy constante,

creadora de dulces quimeras,

de largos y fantasticos viajes;

mas un leve soplo de viento

para apagarla fue bastante.

FIN

=========================

paseos matutinos y nostalgias

paseos matutinos y nostalgias

 

 

PASEOS MATUTINOS

Amanece en la fria calle

de invierno zaragozano,

yo cargado de noctambulidad,

de copas y de humo

deambulo por la acera de nubes

ausente de los sucesos.

Sumido en mis naturales delirios

camino instintivamente

y casi sin darme cuenta

llego a un puente y veo el rio,

agua que pasa sin dejar huella

a mi se me antoja un no se qué,

quizas una inmensa sinfonia 

de arpegios y acordes inconcretos.

De pronto mi cuerpo se transforma

y echa a volar cual blanca gaviota,

tras un corto vuelo se sumerge en el agua

y saca una nota, es el DO;

da un nuevo chapuzon y saca el RE;

vuelve a la carga ahora es el MI;

torna a zambullise y saca el FA;

seguidamente saca dos mas SOL y LA,

y ya por fin algo cansado saca el SI.

Vuelvo a la realidad y me poso en el suelo,

doy dos volteretas y ando al reves,

las gentes con las legañas frescas

y la bufanda tapando el frio rostro

atonitas y desorientadas se rien de mi,

yo sé que creen que estoy loco.

Pobres cuerdos madrugadores!

cuerdos de trabajo forzado;

cuerdos de resfriado invernal;

cuerdos de bocata y vino malo;

cuerdos que aman con reloj.

=================

Si tu quieres compañera

mañana ya estare cuerdo;

vestiré camisa blanca

con una corbata azul.

tomaré el te a las cuatro y..

cenare a las siete y media,

despues te diré: Te quiero...

te quiero aunque no lo sienta,

y te besare en los labios...

sin pasion alguna,

luego haremos el amor...

amor insipido y rutinario.

Las buenas gentes creeran

que somos muy felices,

y la vida anclada en la rutina

continuara sin sobresaltos.

Quiereme como soy,

ama a este loco que vuela

para subir alto, muy alto

donde la mentira no existe

y la hipocresia es proscrita.

Donde el aire es limpio y puro

como son mis sentimientos,

desde alli te dire muy alto

para que todo el mundo lo sepa

Amor mio,te quiero, TE QUIERO!!!!

-ZARAGOZA NOVIEMBRE DEL 83

-------------------------------

AUSENCIA

El clavel que dejaste

en un vasito con agua

se marchita poco a poco,

De la misma forma

crece el deseo

que tu ausencia provoca.

--------------------------

Tu retrato para que lo quiero

si mi piel guarda tu olor.

----------------------------

Zaragoza, 07-03-84

-----------------------------          

AUSENCIA FALLERA

----------------------------

Valencia fallas y mar,

Valencia playa y arena,

Valencia de mis ausencias

Valencia de primaveras.

Cuantas veces sueño y pienso

en Valencia la fallera,

donde esta mi niña guapa?

cuanto diera yo por verla.

Y me voy hacia la mar

que moja la rubia arena,

la miro larga tendida

espejo de luna llena.

El murmullo de las olas

misterio de dos mil lenguas

me dice tu niña esta

mas alla de las fronteras.

Alla en las altas montañas

donde la nieve es eterna,

donde el aguila hace su nido

y los nublados se estrellan.

Quien pudiera esta noche

noche de arena y fallera

tener a mi niña dulce

tenerla aqui, aqui cerca.

Castillos de arena en la playa,

llega una ola y los lleva.

===========

Valencia marzo del 84


NOSTALGIA

=============

Verte y no tenerte,

ansiarte más que nada,

y no poder romper

las rejas de mis miedos.

Vivir sin vivir en ti,

ahogando el grito en la garganta,

hundido en el pozo de silencios

donde no tiene eco la palabra.

No tener valor para quemar

los tupidos y estúpidos bosques,

invisibles muros de prejuicios

que castigan cuerpo y alma.

Y ya sumido en la distancia,

comprobar como la ausencia,

borra de mi mente tu nombre

y sin remedio hasta tu cara.

=================

Helsinki Octubre del 89

aburrimiento

Todo continua anclado en el pasado

no hay funcion evolutiva a la vista,

mandan los de arriba....

............los de siempre

y obedecen los tontos....

...........los tontos de toda vida.

El hombre trasnochado y mudo

duerme y ronca tumbado a la bartola;

y quizas para no defraudarse

piensa en lo que ya sabe de memoria.

Le asusta lo desconocido

porque teme a su ignorancia.

Otros van por la vida de ilustres filosofos,

de sabios eminentes, verbo florido

y desdeñoso labio...sabios de pega,

necios que aprendieron las letras en tiempo de siega.

imparten lecciones a bobos y cretinos,

ignorantes que no ven su mucha petulancia.

pretenden abolir costumbres y atavismos

proponiendo nuevas alternativas y rompiendo moldes

pero siguen encerrados en el topico.

El simio humano es un proyecto malogrado

una triste chapuza a medio acabar,

por no ser, no es ni siquiera espiritual,

su animo religioso metafisico

no va mas alla de la sotana del cura.

_____________________________

Que fue de aquel conato subversivo

aquel momento de ilusion y esperanza,

nada, se diluyo como sal en el agua

y quedo en descafeinado con leche,

con el tiempo aquel asomo gallardo

convirtiose en pura anecdota.

Vivimos en un mundo febril y dislocado,

donde todo vale y tu pecado tapa el mio,

como diria el tanguista Discépolo

"vivimos revolcaos en un merengue

y en un mismo lodo todos manoseaos"

Las dictaduras fracasan

porque sobran dictadores.

Florecen la democracias

donde democratas no hay.

Es un mundo desigual y paradojico,

un balon lleno de locos

donde unos pocos imbeciles tiran

lo que otros muchos tontos ansian.

Es una jungla irracional

una inmunda escupidera

es un aborto, un fracaso

de la humanidad entera.

No hay culpables ni inocentes

asi lo queremos todos

y unidos todos a una fabricamos

nuestra propia destruccion.

----------------------------------

Y a ti, joven amigo que luchas

por cambiar el rumbo de este mundo,

yo ya viejo y decrepito te dire

que por muy grande que sea tu empeño

lo unico que veras cambiar

sera el ancho del camal del pantalon.

Esa revolucion que con ardor preconizas

no es mas que una ilusion prematura,

te lo dice un optimista con experiencia,

alguien que creyo en los valores humanos,

en la revolucion social y en la utopica utopia.

Hoy triste y desengañado, te dice:

que la revolucion como la fruta

necesita su tiempo para madurar,

y este tiempo todavia no ha llegado.

Las revoluciones contemporaneas

como la sidra o el champagne

no engendran mas que sus propios valores,

y estos son de corta duracion;

cuando se sirven producen burbujas

que graciosamente suben y estallan

causando con ello ruido y alegria,

pero pasado ese momento algido

se esfuma la efervescencia,

y de aquellas ingravidas burbujas

solo queda un residuo repugnante

el cual solo tiene un destino: el W.C.

La masa de cretinos humanoides

tambien tiene de vez en cuando

algun momento de euforia

pero pasado ese momento

incapaz de ir adelante

presa del miedo a perder sus miserias

vuelve a su naturaleza burguesa y desigual;

pero al fin y al cabo....comoda.

Mas vale malo conocido

Que bueno por conocer, dice el refran.

Andas buscando la libertad

LIBERTAD con mayusculas,

pruebas nuevos dogmas, sectas y drogas,

y lo unico que consigues es cambiar de dueño.

Deseas ser amado. Pero....

eres tu capaz de amar sinceramente?

El amor y esa Libertad que andas buscando,

son valores propios e intransferibles.

Podremos saber cuanto amamos

pero jamas sabremos lo que nos aman.

En fin de cualquier manera

tu no cejes y sigue con lo tuyo

a mi no me hagas mucho caso;

esto son elucubraciones mias

seguramente es que estoy aburrido

cosas raras......cosas de viejos. FIN

todavia hay algunos flecos sueltos ire remendando lo que pueda,  Mayo del-11, junio -11 vuestras sugerencias seran bien venidas.

EL DESFILE DE LA VICTORIA Y LOA A LOS VENCEDORES

EL DESFILE DE LA VICTORIA Y LOA A LOS VENCEDORES

        LOS GLORIOSOS VENCEDORES

=============================

!Alabado sea Dios!

!madre del amor hermoso!

se acabo el socialismo

viva el P.P. victorioso.

Vuelven las aguas al cauce,

sale el Sol tras la tronada,

el mar sosiega su ira

torna España a ser España.

Canta el minero en la mina,

canta el herrero en la fragua,

el labrador en el campo

cantan los cantamañanas.

Ay! José luis Zapatero

el que mal anda mal acaba

contigo lo tienen claro

la Chacon y Rubalcaba,

alcaldes y presidentes

cual simil de una cascada

caeran de sus sillones

y se romperan las caras.

La jodiste Zapatero

con tu politica mala,

le diste a la derecha

lo que a la izquierda quitabas;

zorras y gallinas juntas

no pueden ser encerradas,

ahora, hacer mutis por el foro

y cuanto antes....a casa.

----------------------------

Albricias y parabienes

detras de la noche larga

llega la aurora alumbrando

y dando al pueblo esperanzas.

Ya desfilan por Madrid

los proceres de la patria

discurren cual vencedores

por las calles y las plazas.

Delante va Don Mariano

montado en su yegua blanca,

le sigue la Cospedal

dueña de Castilla y Mancha;

va a su diestra Gallardon

y a su siniestra Esperanza;

da gozo verlos triunfantes

sobre sus monturas bayas.

La Rudi, el Pons, el Arenas

El Cañete y otros "carcas",

unos montan en pollinos,

y otros montan mulas pardas.

Que alboroto, que derroche,

ya estan los que ayer faltaban,

anda y que no tienen ganas

de meter mano en el arca.

Dios bendito! Que trasiego,

unos llegan y otros marchan,

embusteros y corruptos,

son hermanos de camada.

--------------------------

Viva el P.P. y la Pepa,

viva el rey y viva el papa,

viva la guardia civil

SANTIAGO Y CIERRA, ESPAÑA.

Fin

  ++++++++++++++++++

LOA A LOS VENCEDORES DEL 20 DE NOVIEMBRE

===============================

   Oigo patria tu clamor

y escucho alegre el concierto

que dan el sordo y el tuerto

con la corneta y tambor.

   Banderas lucen al viento

al vuelo van las campanas

cantad  si sois españoles

cantad himnos y alabanzas.

   Trece rue de Génova

tapas variadas y cava,

bebed porque hemos ganado,

comed lo que os dé la gana.

   Señores venga alegría

que no decaiga el ambiente

que canten los cantadores

y baile la buena gente.

   Ahí veréis a Don Mariano

gallego de pura cepa

paisano de Paco Franco

tocar la gaita gallega.

   Al compas de un organillo

la Esperanza y Gallardon

bailar un chotis castizo

le da al manubrio don Pons.

   A un gitano andaluz

con la sonanta en las manos

acompañar don Arenas

por tanguillos gaditanos.

   Bailar una sevillana

con mucha gracia y salero

la Sainz de santa María  

y el calvorota Escudero.

   La Rudi cantando jotas,

Valcarcel va por flamenco,

y es que la cosa señores….

la cosa no es para menos.

   Siete años de vacas flacas,

siete años de oposición,

siete años dice la biblia

son  años de maldición.

   Ciudades villas y aldeas

vistan sus mejores galas

porque ha ganado el P.P.

y han perdido los “sociatas”.

   Y aun falta la Cospedal,

y José Mari y su yerno,

y la suegra de este último

qu’es la mujer del primero.

   A Camps mejor ni nombrarlo,

porque anda echando los dientes

por unos jodidos trajes

dejo de ser presidente.

   También estan como locos

Los que esperan pillar cacho,

Montoro, Basagoiti y Cañete,

la Pastor,la Mato y la Camacho.

   Que esperar de esta cuadrilla

al mando de un gallego,

un hombre que no es trompeta,

y mucho menos primero.

   España de mis amores

tu ya no tienes remedio

se van los mienten mucho

y llegan los embusteros,

================= 

   A ver como se lo montan,

y si hay honradez y  esmero,

para enmendar los errores

que cometió Zapatero,

FIN

=================

Eysus Julio y Agosto del 2011

son otras ocurrencias Pirenaicas, aunque mas graciosas que las de los años cuarenta.

canto al tirano

canto al tirano

ESTE CANTO FUE COMPUESTO EN SABIÑANIGO (Huesca) Y BEDOUS (Francia) POR JAVIER LORIENTE MOSTEO Y JAIME MUNIESA MONZON EN SEPTIEMBRE DE 1975, MES EN QUE SE PRODUJERON LOS ULTIMOS CINCO FUSILAMIENTOS EN ESPAÑA.

como el ordenata es frances pido perdon por los acentos que faltan.

He roto en llanto

al no ver tus ojos tristes

cuando condenabas;

he observado con pavor

tus manos al aire

demasiado nervudas

con membranas de murciélago;

tan acostumbradas a la rapiña

se te deformaron.

En tus ojos de cristal

fijé por enésima vez la mirada

y comprendí que allí

nacía la ira del mundo.

tus ojos no eran capaces

de ver el infinito horizonte

de la planicie que es tu país

llena de crímenes horrendos.

Tú abominable conciencia

te hizo entender como justa y santa

la represión acumulada

contra los héroes que portaban

un puñado de verdades, sin armas,

con las ropas desgarradas

y el corazón lleno de ansias.

Nos parecía mentira

tu descarnada voluntad de monstruo

sumándose a tu nefasto destino,

mientras nacíamos y moríamos

ante tu impertérrita presencia

de amo engordado inmune al tiempo.

Tu lengua de zapato abierto

llena de la inmundicia de tu casa,

ha dirigido impenitentemente al país

con precisión mecánica,

repitiendo los mismos equívocos

falaces y desaprensivos;

apoyándose en la dialéctica

de la sangre del vencido.

Vino el grito ahogado

ya en el estomago de la angustia primera,

convertido en un estertor ventral y ridículo;

mediante tu deplorable sistema de valores

al pueblo llamaste "hijos" y tu te hiciste "caudillo"

La farsa comenzó con los secuaces,

pelotilleros danzones

viles rastreros, cabrones

que a coro te jaleaban;

ventrudos vencedores generales

sebosos, cebados como cerdos,

cuyas gargantas polutas de sangre fresca

vitoreaban tu nombre y loaban tu gloria.

Ahora ya, en tu ocaso

ves avanzar nuestra juventud

y no puedes pararla,

los ídolos y los mitos

van cayendo poco a poco,

loco viejo megalómano,

borraremos tu nombre

cuantas veces lo escribiste

o lo mandaste imprimir,

todo fruto de tus enfermos genes

será quemado para que se pierda

en la oscuridad con asco.

Para que nadie pueda recordarte

si no es para encender la ira justa

limpiaremos las paredes

en señal de desagravio;

tu nombre y tus símbolos

que mancharon nuestros muros

perecerán para siempre

sátiro, inmundo súcubo.

Volviste nuestra sangre

en agua mansa estancada

con parásitos de lo corrupto;

apagaste la luz de nuestras vidas

en el primer momento del parto;

llevamos impresa tu marca de amo

a fuego, a sangre quemada

en nuestras frentes inocentes;

nos arrojaste a todos al fondo,

a la sima de tu abismo de locura,

tu, deleznable personaje

de una tragedia que se creía imposible,

demonio viviente

expulsado de los infiernos,

ogro monstruoso e insaciable,

la muerte te segara y serás

vil rastrojo para la quema.

Ya no tienes enemigos

porque los mataste todos

a golpe de bayoneta

a golpe de decreto

y la ridícula verborrea de tu parte

destruyo las mas lúcidas respuestas,

los mas angustiosos lamentos

enterrándolos en el secreto de nuestros corazones.

Inundaste nuestras casas

con la desgracia que trajeron tus rufianes,

servidores de estomago agradecido;

tus metralletas apuntaban a nuestros ojos

absortos por la farsa que vivimos,

habiendo perdido el sentido del tiempo

porque crecemos en la vida sin edad

ante la omnímoda presencia de tu carne.

Ahora sí, viejo senil y decrépito

te vemos solo plagado de úlceras

tus testículos ya no pueden procrear

fieras salvajes con tu porquería,

la ceniza se vislumbra en tus ojos y en tu frente

y los ácidos de tu vientre se vuelven contra ti;

buitres carroñeros vendrán

para desgarrar tus podridos restos:

eres árbol muerto sin raíces

y con tu muerte, los cañones enmudecen.

Has ennegrecido las canas de nuestros padres

arrancándoles de cuajo el alma

con tus humillaciones;

ellos que te mitificaron lo esperaban todo

y, jóvenes aún, se hicieron viejos sin ilusiones;

desesperanzados héroes de una sangre

vertida y podrida para nada.

Les hiciste creer en tu estado de mierda

y lo adornaste con una alianza pútrida:

La iglesia reconocía tus méritos

y los obispos giraban alrededor de ti

como pigmeos desnudos y drogados

en una danza perpetuamente macabra.

Con tantos años de feroz absolutismo

las palabras ya no se reconocían a sí mismas,

las gentes se odiaban entre sí,

nos matabas con salarios de hambre

mientras te proclamabas portador elegido

de valores divinos.

Te endiosaste convirtiéndote

en un vil becerro de oro;

los niños crecían ante tu mirada imperiosa

de amo absoluto, poseedor 

de la vida y de la muerte.

La memoria del tiempo y de la edad

a través del viento y del recuerdo

es un registro implacable

y allí permanece con sangre escrita

una historia de sórdidos deshechos

acumulados en un grito.

Hay recuerdos de caminos cortados

que iban a la esperanza

recorridos al alba por valientes

que tuvieron el coraje y la magia de la fe

necesarios para la aventura

que se estrello por el alud de tus esbirros.

Hay recuerdos de campos fértiles,

graneros de esperados frutos,

donde ya no crecerán posibles primaveras,

devastados como quedaron

por tus brutales huestes.

Hay recuerdos de vidas truncadas,

de abriles incumplidos,

de sueños no vividos

por tantos inocentes absortos

ante el odio desplegado que azoto

al país, zarandeado como el viento

desgaja las ultimas hojas

de un otoño inmerecido.

Hay recuerdos de pensamientos

que no nacieron,

de testimonios no escritos,

de palabras no articuladas,

de genes que no procrearon,

de poemas no hechos

ni en el silencio de uno mismo,

!cuanta oportunidad para el lamento!!

Hay recuerdos de gargantas cercenadas

cuando eran tallos en flor

que no emitieron el gorjeo de la vida,

que no pudieron echar raíces,

que no vivieron nueva primavera

que los madurara.

Hay recuerdos de labios límpidos

que ausentes no besaron,

de amores no ejercidos

como trozos de vidrio rotos

que nadie pudo profesar.

No, no hubo en verdad

verso a verso para hacer

invitación a la vida

que fue banquete de privilegiados.

Existen recuerdos como brasas,

la pira de un dolor no apagado

ni en los crudos inviernos de tantos años;

no, no hubo dolor suficiente

ni llanto huérfano para apagarlo,

como si no hubiéramos lamentado poco

tantas desgracias juntas

con torrenciales vertidos de sangre y lagrimas.

Existen estigmas que se reproducen

y traspasan la falsa venda

de tantas falacias masculladas,

feos muñones delatores

en la conciencia y en la carne mutilada,

heridas a corazón abierto

como llagas galopantes

que cubren nuestro cuerpo.

Hay una conciencia atenazada

donde tras su nombre se esconden

parapetados por el silencio mantenido

recuerdos de hierros asesinos,

vueltos hacia nosotros

así en la guerra como en la paz,

de padres y hermanos cuya sangre

es reverdecida en nuevas muertes.

Para los verdugos endemoniados

nunca anochece, no hay descanso

que posibilite la conciencia de los hechos,

el recuento de víctimas que haga comprender

cuan estéril es una vida abatida.

La memoria constatara

cuantos somos, cuantos pudimos ser;

lo que sabemos de nosotros

es nuestra albacea de secretos abandonados,

es la única posesión que test amentamos;

es el índice de nuestro ser personal

que registramos pacientemente;

es todo lo que nos rodea y somos isla

en un mar de calamidades

que no merecimos y nos ahogo

en una aurora de cielo negro

subidos al caballo de la tortura,

en el potro de los tormentos

impunemente ajenos y propios,

pues todos éramos victimas del mismo dolor

en que se convirtio nuestra existencia.

Existe una generación de hombres

marcada a fuego lento,

nacida bajo tu manto de vampiro

desnaturalizados por una infancia no vivida

que ha cumplido total la edad

posible en la vida y en los sueños,

niños que nacieron precipitados

por el ruido de los bombardeos

y andan perdidos por el mundo

como ensordecidos y ajenos,

traumatizados por visiones

de demonios que viven en los tejidos

de su carne frágil y transparente

carne de aborto despedido,

criados a la desventura y rapiña.

La memoria nos precipita

por una suerte de caminos pedregosos

hasta un laberinto de noches

y cuevas angostas sin techo,

donde los huesos calcinados

de muchos muertos sin fecha

yacían carcomidos y sin nombre;

presas de animales desconocidos

cuyos ojos brillaban en la oscuridad

como una inmensa amenaza

creciente de destrucción y muerte;

no nos permitía paso en falso,

sus garras eran cuchillos lacerantes

que solo intuían en la propia desesperación

de quienes se sabían enterrados en vida,

las carnes ajenas, el corazón desmembrado;

el rugido y el bramar ensordecedor y temible

impedía hasta los mas íntimos susurros

de la conciencia y de la palpitación

que emanaban del sentimiento;

a veces, soñolientos en la vigilia

sus aullidos de fieras hambrientas

nos atemperaban los tuétanos

entumecidos por el terror contenido;

sus fauces abiertas y festejantes

para una bacanal diabólica

babeaban de delirio;

sus colmillos de acero

bruñidos por el uso frecuente

relucían reflectados

por nuestra mirada pavorosa;

por encima de nuestras cabezas

revoloteaban impíos vampiros

bestias sedientas de sangre

que chupaban hasta el pus

de nuestras carnes heridas.

Allí vivimos y tanteamos

todos los monstruos fabulosos

que el hombre han inventado;

esperpénticos monstruos marinos

vestidos de escamas ensortijadas

y de espadas asesinas,

todos los monstruos terrestres

de crestas petrificadas

ojos de vidrio y piel de asfalto,

cíclopes adornados con oropeles,

todos los monstruos aéreos

de afilado pico de muerte,

heraldos negros metálicos  

que incubaron huevos de destrucción

al calor de su seno bajo sus alas.

 En aquella oscuridad

nos convertimos en espeleólogos del alma

como única actividad posible

acuciados por urgencias interiores

rebeldes e incontenibles,

urgencias que nos movían

a un intento de salvación,

una ascensión hacia la luz,

para florar a una vida desconocida                                                                    

la vida alegre de los seres libres.

 Este desfiladero de muerte,

como una sepultura viva,

hizo de nosotros cantores

De una perpetua oración fúnebre

por nuestro propio holocausto.

Hemos entonado cantos solemnes

de funeral y de muerte

ante un verdugo que nos miraba impasible

y elegía desde su sitial de oro

la víctima de cada día

con trompetas y tambores fastuosos

que anunciaban la ceremonia.  

Las fronteras del abismo

fueron desbordadas

por el caudal contenido

en el corazón apresado

de cada uno de nosotros

en la esperanza de que un día

nos reconoceríamos desnudos y nuevos

ante una tierra que nos vio nacer

y no recordábamos,

ante unos campos de labor

con las malas hierbas crecidas

por el abandono y el ostracismo

a que se vieron obligados                                                            

perdidos en la memoria,

ante unas casas tambaleantes y viejas

por la lujuria del tiempo,

con grietas montando hasta el techado….

pero brillaban la esperanza

y la fe renovada espléndidamente

como si de un pacto se tratara;

una alianza de sangre sellada

con la tierra, entregándonos

a un trabajo decidido:

había tanto que hacer,

tanto que construir,

tantas cosas que recrear

con el esfuerzo,

con la imaginación,

con la ilusión de los justos.

La gran privación fue la vida

la vida, la vida, la vida....

hasta hacerla inexistente y huésped

la vida para vivirla,

libremente,

la vida para premeditarla,

libremente,

la vida para reírla y llorarla

libremente.

La vida para saltar a la arena y lidiarla

libres, libres  

de restricciones impuestas,

de valores engañosos.

La vida como derecho, opción y trabajo

libres, libres

de consignas, servidumbres y deberes

opresores.

La vida para romper el horizonte marcado

libres, libres

de miopías, de fronteras taimadas

líneas señaladas.

La vida para echarse andar los caminos

libres, libres

de barreras y controles que impiden

la marcha.

La vida para ser árbol crecido

para ser tratado sin fin,

para no odiarse entre hermanos,

la vida perla de ostra que deberíamos abrir.

La vida para ser canto de muchas voces,

para vivir más adentro

para respirar en el pulmón  del oxígeno,

la vida como una tierra que roturar.

Contra la vida como tenaza

que comprime y ahoga,

la vida abierta  de horizontes infinitos

donde proclamar el eco de libertad.                                                                   

Contra la vida como historia personal

de heridas y cicatrices abultadas,

la vida como manantial de vida,

como brote natural de salud.

Contra la vida de murmullos quedos

de luces mortecinas, de sueños oprimidos,

la vida como volcán en erupción

que no se extingue.

Años de barbarie

que poblaron nuestras mentes

de visiones dantescas,

de horrores indescriptibles

que aplicaste sañudamente

como penitencia obligada

contra unos pecados nunca cometidos

en tanto que nosotros éramos inconfesos

de tus locuras y delirios de grandeza demoniaca.

Destruiste valles y montañas

para evitar la caja de resonancia

 que produjera el eco de nuestro clamor,

el clamor de nuestra denuncia.

Años de desolación

envolvieron  nuestras vidas

de secos deseos de vivir,

agotados ya, siendo manantiales

de angustias reprimidas 

en lo más oscuro de nuestros hogares

-no fuera a delatarnos-

para una putrefacción

que con el peso de los años

fue invadiendo la casa entera

mientras contemplabas pacientemente sádico

cómo carcomía la lepra,

cómo remontaba el dolor,

cómo supurábamos hambre

de justicia, de libertad, de vivir

y nos dabas de comer

llenándonos los oídos de mierda dialéctica

contra unos enemigos que tu inventaste

y que no existían en todo el planeta,

cuando el único enemigo eras tú mismo:

el dios que llevabas dentro,

tu contumaz personalismo

de diablo rebelde,

que no soportaba sombra ni competidores.

 Momificaste nuestros cuerpos

con un afán desmedido

de atajar, de impedir, de cegar la mirada

en querella con tus miedos.

Años de arbitrariedades

arrollándonos a un remolino 

de aguas venenosas

lanzándonos contra los riscos de la rocas,

golpeando con el mazo de tus leyes

convertidas en montañas de papeles

en una burocracia infernal y hastiosa

donde imperaba el desahucio

de los pobres, de los débiles

que enriqueció el erario,

el erario de los que te protegían

y tu propio poder ensoberbecido.

Echaste contra nosotros

tus propios demonios pestilentes,

la baba rabiosa de tus perros,

por tu hocico salían despedidas

llamaradas de fuego como un dragón

solitario en su infierno

donde nadie podía acercarse,

en posesión de una doncella pura

que era el alma de nuestro pueblo,

acojonada ante tu risa histérica.

Años de destrucción

que lo arrasaron todo

convirtiendo ciudades y campos

en parajes inhóspitos

ensombrecidos por la tragedia aciaga

de las ilusiones rotas,

del destino de cuantos hombres                                                                      

las levantaron a una pujanza merecida

y que consumieron el corazón

en una condena de por vida

en tanto proclamabas tu benevolencia

de zorro felino y traidor.

Nadie podía acercarse a ti

tu piel era espadas en punta,

puerco espín de puñales asesinos,

tu boca era la boca del infierno

nido de tus pestilencias,

tus manos pezuñas desgarradoras

garfios ahogadores como máquinas

incansables para matar,

tus pies más veloces que el viento

en la hora de la muerte.

Todo nuestro ser fue penetrado

por el viento seco de la muerte

sucio  asalto perpetrado

contra los despojados,

una mañana fresca y clara

en la que renovábamos

el trabajo cotidiano.

Fue el estampido del pistoletazo

empuñado por las crueles manos

de los cegados en el corazón

que ensombreció el deseo

e hizo caer al suelo la esperanza

herida en lo mas hondo                                                          

La curva y enemiga de la guadaña

rasgó el aire en dos

y brotaron gruesas gotas

de sangre y de miedo

temores ingrávidos

extendiéndose en el horizonte

al paso del cruento amanecer.

He aquí que tristes espigas

doradas para el grano

caían impunemente segadas

en el lodo que lo emponzoñaba todo,

y todo se convirtió en un barrizal

bajo tus pies aplastantes,

en tantos, tan largos y lejanos

años que vivimos

acosados por la epidemia

que hizo de nosotros

anónimos e intemporales

poseedores fatalmente de la muerte.

El llanto es un manantial

de alegrías desesperanzadas

atiborradas en el desván de las desdichas

enterradas en un lamento profundo

que enfermó nuestros cuerpos

y doblego nuestra voluntad.

Lloramos por lo perdido

en el marasmo de la convulsión

que asolo nuestros destinos.

Lloramos porque sentimos                                                                                                      

irrefrenables vómitos ante

lo que queda de nosotros,

que ni siquiera deseamos

ni para nuestros enemigos.

Lloramos porque vivíamos

sobre el temor a la delación,

siempre hablando de ráfagas

y estrujando ocultos silencios.

Lloramos porque siempre esperamos

un viento bonancible

que nos llevara a mantener

entera una promesa de vida,

una vida forjada entre todos

y que no pereciera entre los vientos

cierzos fríos y golpeadores

de tantos días aciagos y luctuosos.

Lloramos por cuantas veces

no oímos la voz del exilio

apta solamente

para canciones patrióticas

del propio ser desfallecido.

Lloramos para que nada

vuelva a ser igual

en los posteriores días de tu muerte,

una vez que nuestras casas,

nuestros campos y

los rostros de las gentes                                                       

dibujando una vergüenza terrible

griten avasallando la brisa.

Lloramos para encontrar

el rostro que perdimos

entre tantas paredes cubiertas

con el frío mirar de tus ojos,

entre tanta desidia rampante

que pudo contra nuestro empeño

de mirarnos en los espejos

aun temiendo que nos devolvieran

la faz auténtica de tanta desesperación,

envuelta en el barro de las vejaciones.

Las lágrimas como jugo de la esperanza

del fuego que llevamos dentro

brotan incontenibles

para encender de nuevo

la llama de nuestra fe,

espesa lluvia necesaria

que ha de esponjar la tierra.

Porque nacimos en la noche lúgubre

en que tu paseabas como vampiro

para inyectarte la sangre de los débiles,

la herencia de la vida nos fue negada.

Fuimos niños desnudos y trémulos

arrojados violentamente

contra el muro de silencio de hierro

que enmarcó nuestras vidas                                                                                                          

Los más crecimos

-desde esa alborada triste-

prematuramente magullados,

atrofiados por los humores que nos crecían

desproporcionadamente

en un haz de desesperanzas,

que nos llevaría a abdicar

de lo que no tuvimos

tiempo para poseer.

El pensamiento, la voluntad

fueron verdaderamente ajenos

desde el acto de amor

en que nos fundieron:

nada delegamos, ningún poder,

ninguna decisión que fueran nuestros.

Toda nuestra vida

-cuerda de presos para la muerte-

fue una gran desposesión

como botín que en un abordaje voraz

interrumpió el latido y el aliento

de unos seres inocentes.

¡Que tristes fueron las noches y los días

sucedidos de una vida irredenta,

condenados a la desposesión

del propio ser arrebatado!.                                                                                         

¿En que nos convertiste?

Fuimos furtivos creyentes

de la última esperanza

a que nos acogimos

como hierro candente

del que dependíamos,

abrasándonos las manos,

rompiendo los diques del silencio

y del solaz de las palabras espartanas

que nos mandabas gritar

para sentirte fuerte.

Fuimos fugaces piratas

de cuanto conteníamos nosotros mismos

para llevarlo a buen puerto,

clandestinos contrabandistas

con un tesoro en las manos

que nos pasábamos unos a otros

seguros de una crianza fructuosa

de ciento por uno,

manteniendo la ilusión, que nadie,

ni siquiera el gran represor

podría arrebatarnos:

Nosotros encarnamos

al sediento que cruza

los desiertos infinitos,

soñando borracheras                                                                                       

obligado a beberse la arena

de sus espejismos atroces

de ilusión y muerte tan repetidos.

Nosotros encarnamos

al inocente en el paredón

apretadas las angustias

desorbitados los ojos

que desesperadamente gritan

¿Por qué?, pero porque?

sin poder escuchar ya la respuesta

que nunca le habrían dado

sus despiadados verdugos.

Hemos visto en el amplio panorama

de nuestras gentes,

que tu convertiste en campo de batalla

como señor de la metralla

crecer la agonía trepadora

por adentro de nuestras casas,

asomándose por las ventanas

oprimiéndonos el corazón

que ya no sentimos,

acobardados por la impotencia

de los ciegos, de los impedidos.

Hemos sentido nuestras manos

enfermas en el deseo,

viendo como no obedecían

al mandato de tantas angustias

en ebullición muy adentro.

Nos parecía que la libertad

era la sensibilidad herida

y nada podíamos hacer contra ti,

en tanto luchábamos

una batalla sorda en el interior

de nuestros sentimientos

como contención de impulsos

que nacían en el manantial

de la rabia crecida;

secretamente alimentada,

en un ansia que nos devoraba

por la ausencia de cuantas cosas

significaban y no teníamos,

soportando actitudes de beneplácito

en nuestros rostros,

curtidos por los edemas

que año tras año fuimos padeciendo.

El color amontonado en nuestras carnes,

en el pensamiento mutilado

fue creando una multiplicidad

de humores tan variada,

que hizo de nosotros muestrario

de horrores y caprichos

solo comparable a la descomposición

de las aguas estancadas,

de los yermos abandonados,

de los cadáveres insepultos,

en nuestra mortal humillación

en nuestras carnes laceradas.

Alzábamos la vista

al paso de nuestros hermanos

y el rostro de ellos nos recordaba el propio….

¡la lástima ya no significaba nada!

¡Cuánto dolor padecido,

toneladas de sufrimiento sobre los ojos

por todo cuanto vimos,

dolor que no se puede recobrar,

dolor tan profundo, tan preciado.

Caíste sobre el país como una noche

perennemente amarga, gélida

y los niños te creyeron bueno en las estampas

el alegre y bullicioso pueblo entro en la noche

para despertar en la muerte de tus días.

Escribimos impelidos por urgencias

que no pueden enmudecerse,                                                                                 

damos fecha pues para que las palomas mensajeras

no descansen ni demoren la noticia.

No reunirá el firmamento truenos suficientes

con que conmemorar tu muerte,

nos romperemos los oídos de gritarnos

“EL TIRANO HA MUERTO”         

Sábelo,

porque no perseveraremos

en el equívoco ingenuo:

que nos odiaste desde el primer momento

que sembraste en nuestros huertos la miseria

cuando éramos vergeles de esperanza,

que nos quitaste el agua de la vida

a quienes éramos pantanos de alegría

que nos llenaste de oscuridad

a quienes bebíamos la luz,

poco a poco, despacio,

a golpe de garrote.

FIN

ESTE CANTO FUE ESCRITO POR Javier LORIENTE MOSTEO Y Jaime MUNIESA MONZON EN SEPTIEMBRE DE 1975, EL MES DE LOS CINCO ULTIMOS FUSILAMIENTOS REALIZADOS EN ESPAÑA.  REPASADO Y CORREGIDO POR  Jaime MUNIESA MONZON.   EYSUS (Francia)  AGOSTO DEL  DOS MIL DIEZ

LIBROS

LIBROS

 

TODOS FUERON MILLONARIOS pagina 155

____________________________________________________

       El virrey Cirilo gobernó las islas con el mismo desacierto que sus antecesores desde 1843 a 1861; como su pasion favorita era el contar chistes y hacer bromas le apodaron "el gracioso”. A este virrey, como deciamos anteriormente, gran aficinado a inventar y a contar chascarrillos, se le atribuyen algunos de ellos muy famosos que han llegado hasta nuestros días como el conocidísimo -de la pulga y el perro-, que a nuestro parecer tiene más de fábula que de chiste, también cabe destacar el de -la paloma de los huevos de plomo-, que es como para morirse de la risa y por eso y para evitar accidentes no lo ponemos aquí. También el “gracioso” hizo sus pinitos en el teatro, sin obtener el menor éxito, luego se casó, fue cornudo, reconoció varios hijos e hijas, algunos de él, y a la edad de cincuenta y tres años abdico en su hijo primogénito Serafín el cual pasó inadvertido, este virrey por no tener, ni siquiera tuvo mote.

         Hubo otros virreyes que cometieron pequeños y grandes errores como suelen hacer todos los virreyes e incluso los reyes, pero por no ser plastas lo dejaremos aquí.

 

Todos fueron millonarios

         La liebre de la discordia.

________________________________

          En el año 1899, bajo el virreinato de José María alias “el Bigotes” exactamente el día doce de  octubre, día de la Manguinidad  jornada festiva en Manguilandia y territorios de ultra mar, la isla en medio de la fiesta popular se vio conmocionada y conoció los primeros alarmantes trastornos de la era moderna, y todo ello por culpa de la desavenencia de dos importantísimas familias aristocráticas de muy rancio abolengo, las cuales se enfrentaron entre sí por culpa de una liebre.

         Pues veréis, resulta que para festejar la fiesta de la Manguinidad organizaron los duques de Bastaya un ojeo o montaraz cacería, y entre otros ilustres personajes invitaron a los vizcondes de Hastaluego dos de los linajes con más prosapia y alcurnia de la isla. En principio y la verdad sea dicha, la cacería para estas nobles familias era lo que menos importaba ese día, digamos que era la excusa; porque el fin de este acontecimiento era sobre todo el designio que ambas familias habían abrigado en acercar al hijo de los Vizcondes llamado Gumersindo Honorato del santo Ángel Custodio, un muchacho que ya no era tan muchacho, porque vizcondecito acababa de cumplir veintiocho años de edad; lo que pasa es que Gumersindo era como un proyecto a medio acabar, poquita cosa, de carnes escasas, esmirriado muy cegato, con deficiencias físicas y mentales por todos los lados, andaba a trompicones, hablaba con mucha dificultad y tenía un tic que le hacía menear la cabeza de izquierda a derecha como si negara continuamente algo, observando este movimiento una cadencia aproximada de veinte veces por minuto.

         A pesar de todo ello como decíamos, los padres tenían gran interés en que el averiado vizcondecito conociese a fondo a la hija única de los duques, la excelentísima señorita Iluminada Begoña Priscila de los Ángeles, la cual además de epiléptica, tenía los ojos continuamente desvariados, la lengua fuera de la boca babeando sin cesar y una pierna y un brazo prácticamente inútiles.

          Aquel día fresco de octubre, temprano por la mañana, los vizcondes de Hastaluego acompañados de su hijo, de seis lacayos y dos cocheros, llegaron montados en una lujosa carroza tirada por seis hermosos caballos bayos al palacio de los duques de Bastaya, adonde fueron recibidos con los honores que se suelen dispensar en estos casos.

         Se apearon los padres de la carroza y entre cuatro lacayos sacaron como pudieron no sin fatigas al tullido Gumersindo Honorato.

          Los Duques de Bastaya  para recibir a los vizcondes rompiendo el protocolo se molestaron bajando hasta cuatro escalones de la suntuosa escalinata por la cual se accedía a una esplendida terraza anexa a la entrada principal del palacio, una vez puestos a su altura acogieron amablemente en sus brazos a los Vizcondes y ambos padres y madres después de saludarse bien saludados y de hacerse la mamona repetidamente, dejaron muy bien abrigados a los inútiles vástagos al cuidado de una veintena de criadas y criados variados en el porche del palacio, sentados en sendos sillones de mimbre provistos de un mullido cojín y convenientemente atados para que no se cayeran.

         Con grandísima satisfacción comprobaron los padres de los averiados que los jóvenes aunque sin abrir la boca para nada se miraban fijamente, sobre todo el vizcondecito Gumersindo, porque Priscilita a causa de su estrabismo era misión imposible saber si miraba al levante o al poniente; sin embargo a pesar de este inconveniente se podía apreciar con nitidez en ella un cierto entusiasmo, y eso porque la muchacha babeaba más abundantemente que de costumbre; con estos claros indicios de interés demostrado por los infelices futuros novios, entusiasmados los aristócratas por lo que  consideraban  inequívocos auspicios de felicidad para todos ellos, salieron las dos familias juntas en muy buena armonía presuponiendo que en breve serían todos como una sola familia.

         Marcharon al campo los aristócratas bien pertrechados de escopetas y cartuchos, además de seis cientos o setecientos perros de todas las razas y otros tantos servidores domésticos de raza blanca, menos  un negro que era el encargado de llevar el parasol de la duquesa y del que se contaban las cosas más extrañas respecto a su devoción por la duquesa y ella por él, pero dejemos estas especulaciones y chafarderías que no conducen a nada bueno y sigamos con el sabroso relato de la cacería.

         Pues bien decíamos que salieron los aristócratas esperanzados con realizar una fructífera cacería y sobre todo un buen arreglo para sus estropeados hijos; pero mira por donde, estando estos excelentísimos aristócratas dirimiendo sobre la dote de la alelada, sin previo aviso salio una liebre y tanto el duque como el vizconde dejaron al punto sus discusiones y echándose la escopeta a la cara, dispararon los dos al mismo tiempo; la liebre mortalmente herida, dando un gran salto dejo de correr y se murió.

         Y aquí empezó la disputa.

         -Vaya tiro que le he metido.

         -¡Que dice usted!, perdóneme, pero fui yo el que le di.

         -¡Pero hombre de Dios!, como le va usted a dar, si usted no ha visto una escopeta en su vida, usted no es capaz de darle ni a la isla.

         -Oiga por favor, sea usted educado y no me toque usted los cojones, todo el mundo sabe que yo con los ojos cerrados tiro cuarenta y dos mil veces mejor que TU.

         -Eso no te lo crees tú ni harto de vino; tú no tienes ni puta idea de lo que es una montería real, porque eres es un plebeyo y un arrivista que vive de la fortuna de su mujer y ahora encima de ser un maleducado y un grosero quieres endosarme al tullido de tu hijo para hacerte con la fortuna de mi Priscila. Venga ya, que se te ha visto el plumero, a otro perro con ese hueso.

         -Ahora si que me has tocado los huevos de verdad. ¿Pero tú estás bien de la pelota? mira, sabes lo que te digo, primero que es imposible que tu le hayas dado a la liebre porque eres un cegato que ve menos que una polla vendada y luego que te vayas a tomar por el culo, ¡Cornudo!, porque para que te enteres por si no lo sabes, tu mujer te la pega con el primero que se le pone a tiro y sobre todo con el moreno, ese que le lleva el paraguas, porque la señora con el permiso del cegato de su marido es un putón verbenero, una zorra de mucho cuidado. La liebre es mía, pero como eres un miserable te la doy para que la luzcas colgada de tus cuernos o te la metas junto a la babosa de tu hija por el culo, así las dos bien prietas. Mamón.

         La sarta de insultos que intercambiaron los excelentísimos aristócratas vamos a omitirlos por no herir la sensibilidad del lector, confiamos en su inteligencia para que él mismo pueda imaginarse como acabó aquella cacería que en un principio se pronosticaba muy alentadora y por decir algo terminó como el rosario de la aurora.

 

         Ni que decir tiene que a partir de este funesto episodio, las dos familias empezaron a conspirar cada una por su lado instruyendo y formando prosélitos para su causa y en pocos días como era ya  costumbre en la isla volvieron a las andadas los dos bandos endémicamente y literalmente opuestos, hubo varios conatos de levantamiento de una parte y de otra de la nobleza, también se produjeron varias asonadas, cuarteladas militares y pucherazos de toda ralea.

          Solamente en la isla como de ordinario, la masa laboral seguía currando sin enterarse de nada, como siempre pasando hambre y sin decir esta boca es mía.

         Viendo el clima de inseguridad que se respiraba en la isla, el vigente Virrey, José Maria el “bigotes”, demostró una vez más, -aunque la verdad sea dicha el vice monarca nunca había demostrado nada, de nada-, que podía estar a la altura de las circunstancias y puso toda la carne en el asador como se suele decir, empleando todos sus conocimientos diplomáticos a fondo y consiguiendo de este modo paliar lo que todo el mundo unánimemente presagiaba, que no era otra cosa que la temida revolución aristocrática y sus imprevisibles pero seguro funestas consecuencias.

          Este avispado Virrey en primer lugar mando recado urgente al rey Jerónimo III° Derecha de Manguilandia diciéndole que la isla estaba al borde de un conflicto interior de gran calado, la gravedad era tal, que de no poner con la inmediatez que requería la delicada situación los medios y recursos precisos para atajar el mal estar reinante, posiblemente el conflicto acabase en una sangrienta guerra que con toda seguridad dejaría las guerras pasadas en el olvido, tal era la tensa situación que se respiraba en la totalidad del territorio, de manera que esperaba órdenes y posibles refuerzos de tropas para actuar en consecuencia.

         La respuesta del soberano manguilandes no tardó en llegar y no pudo ser más explícita ni lacónica. El boletín escrito y firmado por la mano del rey decía:

         -José María: Apáñatelas como puedas que para eso eres virrey y vives mucho mejor que yo, sin responsabilidades y sin darle un palo al agua. Aquí en la metrópolis, si te digo la verdad, estamos hasta los huevos de la isla y de todos sus habitantes incluyéndote a ti el primero; tenéis mi permiso para ir a tomar por el culo de una puta vez por todas. Ojala os parta un rayo a todos.

         La respuesta del rey no cogió desprevenido al “bigotes”, pues últimamente las relaciones entre el rey y el virrey no eran todo lo buenas que podían o debían de ser, la verdad es que José María ya se esperaba algo parecido aunque a decir verdad menos radical, en cierto modo casi se alegró, porque la respuesta del rey le dejaba las manos libres para actuar a su libre albedrío, no sabía las consecuencias exactas que podrían derivarse ni en que acabaría aquello, pero en fin así se presentaban las cosas y partir de esta premisa el virrey don José María Flores Chávez cogió el mando con sus propias manos y empleó a fondo todo su saber hacer con el fin de distraer la atención de sus súbditos hacia otros horizontes menos belicosos.

         Con la ayuda de sus trescientos veintidós asesores en todas las materias habidas y por haber, organizó veladas y festejos diversos, campeonatos de balón pie, procesiones, rogativas, y además lo mejor y más importante fue la autorización de apertura de burdeles en los pueblos de la isla y sobre todo en la capital; recordemos que estos habían sido clausurados por recomendación papal y edito gubernamental en el año 1707 bajo el mandato del virrey Benigno el Cretino, entre estos lupanares se inauguraron en la capital dos unisexo servidos por putas y putos insulares, más algunos y algunas profesionales del sexo venidos ex profeso de la metrópolis en donde eran materia abundante, entre los profesionales del sexo metropolitanos habían treinta y seis prostitutas orientales, siete ramerillas enanas y tres enanos, uno de ellos negro, pero con un cipote de categoría.

         Y aunque cueste creerlo de esta forma tan simple el virrey José María pudo sofocar al mismo tiempo la libídine que tenía excitado al pueblo, las diversas rebeliones militares, los motines en la prisión y tranquilizar a los revolucionarios aristócratas.

         La ayuda inestimable de los doctores de la santa madre iglesia, que tras vencer muchas dudas y hacer más cábalas, enseguida se pusieron de parte del virrey y esta ayuda fue capital para apaciguar los ánimos de los exaltados isleños. Aunque cabe decir que  al principio su Ilustrísima señor obispo arzobispo con mitra dorada y báculo de oro y rubís don Amadeo del Pinto y Valdemoro, Inquisidor de categoría suprema como el turrón de yema tostada, puso el grito en el cielo por la apertura de los burdeles y la venida de prostitutas y prostitutos metropolitanos, como si en la isla no hubiese suficientes, pero viendo como buen obispo que era que la cosa pintaba en bastos, haciendo de las tripas corazón  aunque aparentemente muy reticente por la apertura de los lupanares, intercedió e hizo interceder y no poco acerca de Dios todo poderoso, para que de su divina mano guiara aquel pueblo por el camino de la salvación.

         Las medidas tomadas por el virrey ayudado por el señor obispo como se suele decir fueron mano de santo, y una vez por fin calmados los aristocráticos ánimos, con la aprobación del virrey que se retiró en su palacio de verano para descansar tranquilamente, el señor obispo aprovechó la ocasión para imponer una Bula pagadera al contado o bien en cómodos plazos, expiatoria de los pecados cometidos durante la revuelta ya fueran estos cometidos de pensamiento, palabra, obra u omisión, amenazando de excomunión a todo aquel que no poseyese dicha Bula redentora y salvadora.

 

EL EXTRA MUDO pagina 18 y siguientes

_______________________________________________

      Un pueblo no sería del oeste si careciera de uno, cuando no de dos Saloon’s, con sus típicas puertas de vaivén, su inmenso mostrador indefectiblemente situado a la izquierda entrando, detrás de este debía estar sirviendo un camarero vestido con camisa blanca y chaleco negro, el papel de camarero no lo podía hacer cualquiera porque en el oeste americano los camareros lanzaban o deslizaban botellas y vasos de cerveza por encima del mostrador con matemática precisión hasta el lugar exacto donde se encontraban los clientes; estos eran hasta una buena docena de cowboy’s algunos acodados en el mostrador, otros de espaldas pero todos fumando infectos vegueros, masticando tabaco, bebiendo Güisqui de maíz o cerveza, cuando no escupiendo en el suelo.

         En el fondo del saloon había un piano y por encima de él un escenario donde se producían una docena de bailarinas llegadas recientemente de la vieja Europa, las cuales algunas cantaban y todas bailaban al son de una orquestina compuesta por veteranísimos músicos el French Can, Can, imitando de alguna forma a sus homologas del Moulin Rouge de Paris. Después de la actuación las girls alternaban con los Cowboy’s bebiendo, fumando y algo más si se terciaba. 

         Las mesas por fin estaban ocupadas por jugadores de póquer, entre los que destacaban los elegantes tahúres llegados del civilizado este, estos eran aventureros jugadores profesionales llegados al oeste con el fin de desplumar a los rurales e infelices Cowboy’s.

En estos parajes del desierto de Tavernas se filmaban sin tregua kilómetros de filmes, destacando las películas de vaqueros o cow boys, en ese desierto se daban cita y convivían sheriff’s honrados y corruptos con bandidos muy malos o bandoleros muy buenos; hombres crueles sin escrúpulos ni entrañas con hombres virtuosos y abnegados hasta lo indecible y como no, también hombres ateos y sin religión con hombres y mujeres religiosos de buen corazón que preconizaban el temor a Dios pregonando por las polvorientas calles del pueblo las maldades del maligno y las virtudes de la religión.

 

         Y allí fue, en uno de estos salones en la ciudad de Wichita Falls después de haber asaltado un tren, cuando Winter hacía parte de la banda de Jesse James, allí delante del mostrador bebiendo güisqui, masticando tabaco y escupiendo por la comisura de los labios fue donde Winter encontró una noche a Virginia; una bailarina que hacía parte de un ballet venido de la Nueva Orleáns, ciudad francesa en aquellos tiempos situada en la extensa Luisiana, vendida años más tarde por Napoleón a los Estados Unidos.

          El ballet lo había traído expresamente el director italiano Don Cayetano de la Strada  para el rodaje del Western Spaghetti “La mujer que parió un rifle”.

         Pero Virginia no hablaba el francés ni era francesa. Ella era española como la tortilla de patata y el resto del ballet. La chica era natural de Cañete, pueblo cabeza de partido de la provincia de Cuenca y a mucha honra que decía ella.

          Winter y Virginia por exigencias del guión bebieron, se abrazaron, rieron, y a raíz de esto surgió entre ellos una cierta amistad que días después se transformo en, digamos amor a primera vista; trabajaban, comían y dormían juntos, hacían proyectos y en fin eran felices, a él ya lo conocemos y ella era una de tantas chicas con ilusiones o ambiciones que buscan fortuna en el oeste, aunque este se encuentre en el este y no sea auténticamente americano.

          Tampoco la conquense bailarina se llamaba Virginia sino Inmaculada y aunque ya había recorrido todos los salones y hoteles de las ciudades de los estados de Texas, Arizona, Kansas, Arkansas, Wyoming, Idaho y un largo etc. no contaba más que veinticuatro añitos y además de ser muy picarona y simpática, era como un bomboncito del cielo; Winter a pesar de no ser un contumaz macho, estaba encantado con ella y su compañía empezaba a serle indispensable, pero la chica con las cualidades arriba expresadas no tardó mucho tiempo en llamar la atención del millonario y popular productor de películas italiano, el cual la mando llamar y muy a la italiana, -prego bella signorina io sono in admiracione  di vostro talento y compañía etc. etc., la invitó a cenar a su casa para hablar largo y sobre todo tendidos, de negocios y otras menudencias que podemos imaginar sin volvernos locos de hacer cábalas. Virginia aún sin la aprobación de Winter que sabía a ciencia cierta lo que el italiano buscaba, por no hacer desprecio a don Cayetano, por otros intereses ocultos o por lo que fuese aceptó.

         Por la tarde, vino a buscarla el chofer y guardaespaldas del productor y la condujo a la mansión que tenía alquilada el magnate del cine italiano, la introdujo en el inmenso y bien amueblado salón y una voz que salía de una habitación contigua le dijo:

          -Ahora mismo estoy contigo cara amica haz como si estuvieras en tu casa.

          Virginia admirada por el lujoso fasto de la casa empezó a forjar en su cabeza un paquete de ideas todas ellas sin fundamento, de un bonito bar muy bien abastecido situado en un rincón de la estancia se sirvió un aperitivo se sentó en un cómodo sofá y se dejo llevar por una repentina euforia, de golpe sintió que navegaba por un mar de ilusiones hasta que la saco de su ensimismamiento el signore Cayetano:

         -Bona sera cara Virginia, ¿comme estas?

         -Muy bien, estupenda.

         -Bueno me alegro.

         Don Cayetano sirvió otro aperitivo el cual acabó de poner a tono a la de Cañete, y después cenaron a la luz de las velas opíparamente y tras la cena y postre, en un saloncito anexo al comedor tomaron café, una copita de exquisita grappa, y ya para completar la cena, esnifaron una rayita de cocaína muy pura que un criado sirvió encima de una bandejita de plata. Como se había hecho algo tarde y el cuerpo parecía ser que le pedía guerra y ella estaba dispuesta a lo que fuera, le dio miedo salir de noche y se quedó a dormir en casa del italiano y como ya se ha dicho que era muy miedosa, por no dormir sola, se acostó con él productor cineasta para hablar de negocios y de otras cosas sin importancia.

         Al día siguiente Virginia montada en el lujoso automóvil conducido por el fornido chofer, radiante de felicidad se acerco hasta el humilde apartamento que compartía con Winter, abrió la puerta y penetró resueltamente, Winter estaba sentado en un usado canapé de día que ejercía de cama por la noche fumando un cigarrillo y ante la presencia de Virginia como de costumbre no dijo esta boca es mía, ella sin decir ni buenos días se dirigió a un armario, lo abrió y recogió su ropa siempre en silencio, bajo la mirada expectante de Winter que estaba como atolondrado presintiendo la conclusión de la escena, Virginia metió sus avios en una maleta y una vez cerrada  miro compasivamente a su novio, hizo un gesto con las manos y al mismo tiempo una mueca  con la boca y los ojos como diciendo, lo siento pero así es la vida, luego ya en el dintel de la puerta se giro y puede que por compasión o por pura educación dijo con voz tenue:

          Adiós  Winter, que tengas suerte.

          Winter expectante y mudo siguiendo la pauta igual que en los rodajes de las películas durante todo el tiempo en que Virginia recogía sus avios no abrió la boca para nada, una vez que la chica con la maleta en la mano cruzó el umbral de la puerta reaccionó he impulsado por un sentimiento raro en él  dio un salto y salió tras ella, una vez en la calle quiso abrir la boca para decir algo, pero el hercúleo chofer que esperaba en la puerta se la cerró de un tremendo bofetón y tras este pequeño incidente la Girl Dancer de Cuenca montó en el imponente Jaguar del signore Cayetano de la Strada importantísimo productor de películas del Far West spaguetti y se marchó, aunque no para siempre como vera el lector si tiene paciencia y sigue leyendo este verídico relato.

 

         Winter cariacontecido, corrido y vapuleado, tras este fracaso aunque él no estaba enamorado locamente, debido a su dudosa sexualidad, quedó anímicamente muy tocado y para salvar el bache intentó consolarse con una esclava que conoció durante la liberación de los esclavos liberados por Espartacus, encarnado éste en la persona de Kir Douglas.

         Esta esclava se llamaba Rosa pero ella se hacía llamar Warda que quiere decir rosa en árabe y era natural de Tetuán, posiblemente de padre cristiano y de madre  mora. Warda era muy guapa pero muy golfa y dejada, en cuatro días el pequeño apartamento de Winter parecía una pocilga, ella pasaba el día tumbada en la cama bebiendo o fumando hachich, en ocasiones en compañía de algunos compañeros extras como ellos, con los cuales si la ocasión se presentaba mantenía relaciones sexuales sin cortarse un pelo para nada. Mientras tanto Winter se preocupaba de limpiar y de preparar las comidas para todos y lo peor de todo ello es que casi siempre la compra la pagaba él.

________________________ 

 

 

 

 

        TODOS FUERON MILLONARIOS pagina 51 y siguientes

______________________________________

  Una vez dispuestas las barcazas de las cuales por supuesto iban bien provistas las carabelas, el almirante mandó sacar la bandera real en las cual estaban bordadas las letras T y G debajo de una corona, iniciales del rey Tiburcio y de la reina Gertrudis, también sacaron las banderas con la cruz azul y con ellas enarboladas navegaron en las barcazas remando durante una media legua  hasta que estas tocaron fondo y por fin pudieron el almirante y sus huestes pisar tierra firme en nombre de Dios Todopoderoso, de su hijo Jesús Cristo, de la virgen María, y de los reyes de Manguilandia.

          El desembarco tuvo lugar por la parte donde desembocaba un río de aguas claras y caudal mediano.

         Como ya era casi de noche y la calma era absoluta, la primera impresión que tuvieron las huestes del almirante Johannes van Yvienen fue pensar unánimemente que aquellas tierras estaban deshabitadas, de modo que el almirante decidió acampar allí mismo y pasar la noche, pero antes que nada a propuesta del padre Baldomero había que bendecir aquellas tierras y celebrar una solemne misa de gracia plena; al almirante la idea no le pareció mal, aunque dado el estado de las gentes y la falta de preparación puso algún reparo sobre la solemnidad de la misa y propuso que esta se celebrara pero que fuera ordinaria, como aquel que dice, una misa para salir del paso, contradiciendo con ello al padre Baldomero que insistía en que la misa fuese solemne, discutieron un buen rato y finalmente el almirante por sus huevos como de costumbre se llevó el gato al agua dejando la solemnidad para otra ocasión más propicia.

         Tras la celebración de aquella primera y ordinaria misa por el padre Baldomero vestido con  el alba, cíngulo, estola y casulla de los días laborables, asistido por los curas de segunda ordinaria Fulgencio Abad y Rosendo Abed, sacerdotes oficiales de las otras carabelas y varios monaguillos voluntarios, el almirante mando preparar tiendas de campaña para él y su estado mayor, y como el clima en aquellas latitudes era templado tirando a caluroso ordenó a la tropa de acampar y pasar la noche acostados en la playa en espera a que amaneciera para ver que tierras eran aquellas y una vez comprobadas las peculiaridades de ellas actuar en consecuencia.

         No obstante aunque todo parecía estar tranquilo, el almirante que aun siendo cristiano, quesilandes y muy liberal era previsor y desconfiado como él solo, mando poner guardias estratégicamente colocados por si las moscas.

 

                                 Primeras andanzas 

 

         A punto día antes de tocar diana, una centinela vino a informar al almirante que desde su puesto de guardia había visto salir humo por encima de una loma no lejana y como es sabido que por el humo se sabe dónde está el fuego, él aunque no era muy espabilado colegía que detrás de la citada loma había un fuego y donde hay un fuego es muy posible que haya personas, por lo tanto cabía la posibilidad de que la isla estuviese habitada por humanos.

         Y así era. El almirante tras alabar la perspicacidad de aquel centinela al cual equivocadamente siempre había tenido por tonto, mando formar la tropa pertrechada del armamento reglamentario y abundante pólvora y tras nombrar un numeroso retén de retaguardia al mando del comandante Gervasio Gorrión, salió a la cabeza de una columna de treinta hombres de a caballo y doscientos cincuenta peones de improvisada infantería.

         En esta primera incursión tierras adentro, anduvieron con grandes dificultades entre malezas selváticas varias leguas siempre en sentido ascendente hasta encontrarse, cuando las fuerzas ya empezaban a fallar en lo alto de un monte bastante elevado, desde donde el almirante comprobó con la ayuda de su inseparable catalejo que se divisaba aunque bastante lejos el mar por levante y por poniente, también desde ese altozano se divisaban algunos islotes aunque a primera vista parecían poco importantes; por lo cual coligió él solo sin la ayuda de nadie que aquellas tierras en realidad se trataban de una isla larga aunque bastante estrecha.

         En la ladera de aquel monte entre la abundante y lujuriosa vegetación divisaron un poblado de hasta una veintena de chozas. Inmediatamente el almirante envió un cabo de primera que sabía de letra y tres ojeadores con buena vista para echar un vistazo e informar detalladamente de lo que ellos dedujesen, inmediatamente los designados previamente camuflados con ramas de arbustos se encaminaron hacia el objetivo designado por el almirante, y cuando el cabo de primera consideró estar a la distancia idónea del poblado mandó tomar posición a sus hombres los cuales colocados estratégicamente en puestos diferentes, convenientemente camuflados entre la vegetación pudieron observar durante seis horas y diez minutos justos, sin ser incomodados por nada ni nadie el trasegar de aquellos extraños moradores y he aquí el parte de información que el cabo primero presentó al almirante:

         -Durante la mañana del presente día y por un tiempo aproximado de seis horas y diez minutos, minuto arriba minuto abajo, el firmante cabo primero Antonio Mercado Rivas y tres números, convenientemente camuflados situados a prudencial distancia del objetivo designado por el Estado Mayor de esta expedición han podido observar lo que a continuación se detalla:

         -Que el poblado lo componen hasta una veintena de casas redondas de piedra y barro de hasta tres o cuatro varas de altura bajo un techo en forma de cono fabricado con hojas de una clase de palmera común en la isla, debiendo remarcar, que estas viviendas estaban colocadas sin orden ni concierto como aquel que dice al buen tun, tun.

         -También observamos que hasta quince o veinte niños jugaban ociosamente en lo que podríamos llamar calle que no estaba configurada como tal y que algunos adultos hombres y mujeres al parecer todos ellos jóvenes iban y venían atareados en sus faenas.

         -Que estos nativos o indígenas eran de tez rojiza, gentes posiblemente salvajes, aunque de muy buena figura, no habiendo entre ellos, gordos ni delgados excesivos, tampoco vieron ningún calvo, tullido, ni enanos.

         -Que todos los que se vieron eran personas jóvenes no pasando ninguno de ellos la edad de treinta o cuarenta años.

         Que todos ellos tanto los varones como las hembras lucían una sorprendente cabellera de negros espesos y encrespados cabellos recios cual crin de caballo.

         -Que a juzgar por las grotescas estatuas que había colocadas en varios lugares del poblado podemos deducir sin temor a equivocarnos que estos salvajes son adoradores de falsos ídolos o dioses, y lo más sorprendente o significativo, es que estos salvajes andan fuera y dentro de casa prácticamente desnudos tanto las mujeres como los hombres sin el menor recato ni pudor alguno; además de todo esto, también llamaba poderosamente la atención el que llevaran la cara y algunas partes del cuerpo pintarrajeados con rayas rojas o negras.

 

         La pulcritud, la letra y la redacción de aquel parte de incidencias redactado y firmado por aquel cabo de primera, colmaron de satisfacción al almirante al comprobar que no todos aquellos hombres eran analfabetos y ruin canalla, sino que también había hombres honrados e instruidos con los cuales podía contar.

         A partir de estas perfectas informaciones el almirante, que además de ser quesilandes, cristiano y muy liberal era más listo que el perro de un ciego, rápidamente cayó en la cuenta de que el entendimiento con aquellas gentes, cuyas intimidades mostraban sin el menor recato ni el justo temor a Dios todopoderoso, además de llevar el cuerpo y la cara pintarrajeadas sería muy complicado; también dedujo que tendrían casi forzosamente que emplear la fuerza para doblegar aquellos salvajes y hacerles admitir que aquellas tierras habían sido por voluntad divina conquistadas y anexionadas a la corona de Manguilandia y que por lo tanto a partir de entonces todos los habitantes de aquellas tierras sin excepción ni importar el rango que tuvieren, serían de grado o por fuerza vasallos de don Tiburcio I° derecha, rey de Manguilandia.

        

                            Importante alto histórico

 

         Lo que sigue es sin duda altamente instructivo y extremadamente sabroso, sin embargo antes de pasar adelante con el permiso de ustedes vamos a saber algo, aunque esto sea muy somero, sobre la historia y geografía de Manguilandia.

 

         Manguilandia  hacía y hace parte de una península meridional rodeada de mares y océanos por todas partes menos por el norte que esta soldada por una sierra de montañas a un viejo continente. La extensión del suelo de este país es de hasta quinientos y pico mil kilómetros cuadrados y lo componen playas, lagos, ríos, llanuras y sobre todo montañas; su población en aquellos tiempos era de unos veinte y pico millones de habitantes de raza blanca en el norte y morena en el sur, el idioma era el manguilandés aunque en algunas regiones del noreste, del norte y del noroeste se hablaban otros idiomas que algunos se empeñaban en llamar dialectos.

         En los últimos tres o cuatro mil años o más, la actual  Manguilandia había sido invadida y saqueada periódicamente por todas las tribus bárbaras y civilizadas del antiguo continente y de afuera de él. Las luchas por la ocupación de ese territorio eran incesantes; grandes contingentes de tribus y tropas extranjeras guerreaban en suelo manguilandes sin cesar entre ellas por el dominio de sus tierras desplazando los vencedores a los vencidos sucesivamente; eso si, dejando todos ellos en Manguilandia lo peor de sus particulares idiosincrasias, tal como la holgazanería, el fanatismo, la pereza, la alcahuetería, la soberbia, y sobre todo los celos y la envidia por no nombrar más que unas pocas.

         En el momento del descubrimiento de la isla Gertrudina, Manguilandia estaba gobernada por el rey Tiburcio I° derecha, descendiente por línea curva de la antiquísima dinastía bárbara de los Holganaces, saga de reyes ociosos y libertinos donde los hubo los hay y los habrá, aunque todo el mundo sabía que los pantalones en aquel palacio los llevaba Doña Gertrudis II° izquierda, cuya persona como ya se ha dicho era una perla rara.

         Esta reina era descendiente por línea quebrada de la dudosa y sospechosa dinastía chorizera de los Vagancias, casta de condes desvergonzados, holgazanes, y despilfarradores.

 

      ALGO DE MI VIDA

__________________________________

Capitulo 10° (Comisaría y comisarios)   página 79

        Buenas noches señores. ¡Policía!. Documentación por favor.

        Por las puertas del bar acababan de entrar dos policías vestidos de paisanos acompañados por dos serenos,

¡Joer colegas!! Vaya ruina que nos hemos buscado viniendo aquí, -comento el Cartagena-, ya estamos en el “perdún”.

        El inspector de gafas empezó a examinar los documentos de identidad de los primeros clientes aposentados en las mesas, mientras el otro policía ayudado por los serenos guardaban las puertas y vigilaban el resto de la parroquia.

Cuando llego el policía a donde estábamos nosotros, al Cartagena y “Manolete” los puso de lado sin siquiera haberles pedido la documentación.

        -Haber tú -me dijo el inspector- le tendí el carné lo examinó detenidamente y me pregunto de sopetón:

        -Donde trabajas?

        -Yo, verá usted he trabajado….pero en estos momentos…..

        -Vale, a ver los “baxtes”. (los callos de la mano)

        -¿???????????.

        -No te hagas el lelo que te meto una hostia que te van los “piños” al suelo.

        -Pero si es que no entiendo lo que hostias me dice, le contesté algo alterado, quizás envalentonado por la ingesta de los Cuba libres de ron blanco.

        Paff, sonó la bofetada. No muy fuerte pero que me subió la sangre a la cabeza, y lo que hubiera sido mi perdición, estuve a punto de replicar con una patada en salva sea dicha la parte.

        Esto es para que vayas entendiendo lo que digo yo y no levantes la voz. Ponte ahí con esos me ordenó el policía.

        -“Achanta, achanta la mui, -chamulló “Manolete” por bajinis-”. (callaté, callaté, -me dijo “Manolete” en voz baja).  

        Me puse cariacontecido por la bofetada, tal como me lo había mandado el agente junto con mis colegas y un grupito que controlaba un sereno, a continuación nos esposaron de dos en dos en total seriamos unos ocho guardaron los carnés y por la calle de la Cadena y la de san Rafael nos condujeron a la comisaría de la calle Hospital.

        Subimos a un primer piso y nos hicieron entrar por una puerta vidriera en una gran sala rectangular rodeada de bancos de madera en los cuales nos hicieron sentar después de quitarnos las esposas junto a otros que habían llegado poco antes seguramente producto de otra redada, entre todos seriamos entre quince y veinte entre ellos mi colega “Manolete” y el otro “mendas” al cual conocíamos por el mote del “Cartagena”, que era o había sido medio de todo, y medio de nada pero de todas formas nada honrado.

        Alguien pidió permiso para fumar y rápidamente se lleno de humo la estancia, Un joven andaluz se lío un “truja” y se puso a fumar grifa, el “plantón” le llamo la atención y le dijo de buenas maneras de apagar el “canuto” pero este individuo se rebotó y empezó a insultar al guardia y posiblemente alarmados por los gritos que daba el grifota andaluz, vinieron dos o tres policías más y entre los tres lo pusieron a caldo delante de todos nosotros, el sevillano una vez ya más calmado y lavado porque salió con las narices chafadas, intentando con un pañuelo en la nariz de parar la hemorragia producida seguramente por algún  puñetazo, nos dijo que había hecho eso porque prefería ir a la cárcel en Barcelona que no que lo llevaran a Sevilla donde estaba reclamado por la audiencia territorial.

        “Cartagena” viendo la paliza que los “grises” le pegaban al andaluz me dijo:

        Ojala que con este “mendas” se les acabe la madera y no les quede ni para calentar café, porque de esa tela nos van  hacer a nosotros un traje. -El “Cartagena” era muy aficionado a la metáfora aunque algunas veces lo que decía no lo entendía ni él mismo, el “Cartagena” era un inventor del lenguaje “caló” sin más.

        Oye mañíco -algunos me llamaban así en el barrio-, continuo “Cartagena”-, quiero pedirte un favor. A ti como estas en “blanco” (no estar fichado)  te darán la “pira”  hoy mismo, pero su “mendas” -dijo señalando a Manolo-  y a mi “mendas”, lo más seguro es que nos enchiqueren,  nos colgaran  cualquier “marrón”, y nos “colocaran”,  ya estamos en la “cuarta” del carrer Entenza, por lo menos con la “gandula” (ley de vagos y maleantes). Escucha “mañico,” –prosiguió el Cartagena-,cuando te suelten, porque no tengas miedo que seguro que te sueltan, le dices a mi parienta que me han “colocao” y que me suba al “talego” lo que ella sabe, como de costumbre; si no la encuentras en casa. ¿Tu ya sabes donde vivimos, no?, encima del bar Papiros; te vas al cine Triunfo y pregunta por la Maria al acomodador.

        Mi paisano y colega  “Manolete”, me aseguró también de que me iban a soltar.

        “Chache”, -me aconsejo Manolo- con la “pasma” no la “píes” ni en broma y los “clisos en polvorosa” (la mirada en el suelo) no te subas por las ramas aunque tengas razón, porque “palmaras” siempre. Si te “najas” a Francia antes de que yo salga del “talego” te deseo que te vaya d’abuti y mira de defenderte con la chuflaina, olvidaté del “burle” y de la “bucharánga”, porque esto quema mucho y al final terminas en el “trullo”, no temas que ni su “mendas” ni yo, no nos vamos de la “muï”. Te deseo toda la suerte del mundo porque eres un tío legal. Manolo hablaba siempre en “caló” golfo.

        Los policías fueron llamando a los que allí estábamos, los llamados pasaban a un despacho y al cabo de un rato más o menos largo algunos salían con buena cara y se iban, otros se quedaban sentados y por fin otros, los cuales acompañados por un agente eran bajados a los calabozos para su posterior ingreso en prisión, entre ellos “Manolete” y “ Cartagena” todavía al pasar por delante de mi me recordó “Cartagena:

        -Maño, no olvides lo que te he dicho. Haz favor.

        -Tranquilo tío, -le respondí-.

        Mi colega Manolo me miro a los ojos y me dijo:

        -Jaume (creo que era la primera vez que me llamaba por mi  nombre y lo hacía en catalán ¿?) lo tuyo es la trompeta, déjate de líos. Suerte y que te vaya “d’abuti”, -al mismo tiempo me dio dos billetes de quinientas pesetas- yo quise protestar pero él ya iba camino del calabozo custodiado por los guardias.

        “Manolete” era sin duda lo que se denomina vulgarmente un “chorizo” pero yo aunque sea haciendo de abogado del diablo, quiero romper una lanza en su favor diciendo que  la vida que le había correspondido vivir sin comerlo ni beberlo, tampoco se había portado muy bien con él. Abandonado desde muy pequeño por sus padres a causa de la guerra, había pasado casi toda su niñez y toda su adolescencia en el mal llamado Hogar Pignatelli de Zaragoza que no era otra cosa que un reformatorio, de donde salió a la edad de dieciséis años alentado por un brigada de banda que se encargaba de enseñar a tocar la corneta a los chicos internos, habiendo sido él mismo interno, cuarenta años antes en ese reformatorio. Por inverosímil que esto pueda parecer, éste brigada era don Bienvenido Alcaraz, el mismo que yo conocí en mi cuartel.

        Manolo salió del “hogar” para hacer la mili de corneta voluntario, pero pidió hacerla en regulares de Tetuán donde tenía un primo hermano que era sargento, allí se aficiono en serio a la grifa. Otros vicios y malas costumbres ya las había adquirido desde muy chico en el reformatorio. Luego después de estar tres años con los regulares de Ceuta una vez licenciado emigró a Barcelona donde residían como ya se sabe sus dos hermanas dedicadas al ejercicio de la prostitución. En la ciudad condal se dedicó a todo menos a trabajar en algo serio, lo que le valió hacerse conocer por los servicios de la policía como delincuente común y habitual, después de sufrir varios arrestos por diferentes delitos, “Manolete” estaba completamente quemado en Barcelona. A pesar de todo esto creo que Manolo era una buena persona con un gran corazón, esa es mi particular opinión, tú querido lector puedes tranquilamente no compartirla, es tu más elemental derecho.

        Jaime Muniesa Monzón, -llamó el policía-, su voz me llegó como un balazo. Me levanté con el corazón en un puño y me hicieron entrar en un despacho no muy grande donde había un policía de paisano sentado detrás de una mesa, y en la pared detrás de este hombre un retrato del Caudillo. Era este hombre de unos cincuenta años bastante alto enjuto moreno con bigote y gafas ahumadas, en un rincón del despacho había otro policía vestido de uniforme sentado delante de una máquina de escribir.                              

TODOS FUERON MILLONARIOS

___________________________________________________________

EL LORO PEPE                 pagina 23

 

 

         Cuando escribí por primera vez esta verdadera historia, mi cabeza todavía lucía una espesa y negra cabellera, además de esto que ya es algo, también ardía aunque muy tenue dentro de mi ser una pequeña llama de esperanza, algún resquicio de fe, de fe en alguien o en algo, ya fuera esto divino o humano y sea por la desenfrenada velocidad que mi vida llevaba o por lo que fuera no me pareció indispensable el dar cuenta de la vida y milagros del loro Pepe. Sin embargo hoy que de mis cabellos los que no me han abandonado, podridos por la brillantina o cansados de tanto peine se han tornado color de nieve, la llama de esperanza y de fe se ha extinguido completamente y mi vida transcurre apaciblemente sin sobresaltos ni novedades dignas de mención, me parece que el no relatar aunque sea someramente algunos rasgos de la vida de esta singular ave prensora sería imperdonable y la historia en su contenido y esencia perdería muchísimo, así que sin más dilación y con el debido permiso de ustedes veamos quien fue este singular pájaro.

 

         El loro Pepe era un pájaro de cuentas, como se suele decir un pájaro de mucho cuidado, en el momento de la hecatombe del bergantín Pepe acababa de cumplir treinta y siete años que ya es edad para un pájaro, llevando más de veinte de ellos embarcado al servicio del anglosajón pederasta.

         Pepe había nacido en la copa de una bonita palmera situada en una región selvática en el centro oeste de Negrilandia y a los pocos días de nacer cuando todavía estaba en el nido mantenido a papo rey por sus padres, una niña de trece años muy traviesa y todavía más ágil, la cual trepaba a los árboles con la misma facilidad que lo hace un antropoide cualquiera, subió a la palmera en la cual estaba ubicado el nido y dentro de él desamparado completamente el jovencísimo lorito;  la traviesa niña sin encomendarse a Dios ni al diablo y sin mostrar el menor asomo de consideración, arrancó del nido al pequeño loro causando con ello  gran desconsuelo en sus padres (del loro) al ver impotentes desde la rama de una palmera vecina como el fruto de sus primeros amores era raptado por aquella negra bípeda para siempre y sin vuelta atrás, totalmente desconsolada la pareja para consolarse sin más dilación el loro montó sobre la lora con el fin de procrear otro lorito para jubilo de su juventud y sostén de su vejez.

         La niña no raptó o robó el lorito para ella, si no con el fin de regalárselo a un reverendo padre misionero manguilandes llamado Ignacio Gorrilandio Penegorria el cual en su día como buen convertidor, tal como la traviesa niña había arrancado el lorito del nido, también él había arrancado la flor de la virginidad del íntimo nido  de la aviesa criatura, convirtiéndola en mujer.

         Ni que decir tiene que el padre Ignacio quedó encantado con tan magnífico regalo y para recompensar a la muchacha que además de ser muy ágil y muy traviesa tenía otros encantos físicos y en una palabra por no andarnos por las ramas, que estaba como un pan de buena, el padre Iñaki sin que la negrita se lo pidiera para nada, tuvo a bien el penetrarla por la parte donde amargan los pepinos, ya que por el conducto oficial venía haciéndolo cotidianamente desde hacía algún tiempo, aunque aplicándose y esmerándose en esta ocasión mucho más que de ordinario.

         Dos días después el padre cura procedió al bautizo del pájaro imponiéndole los nombres de José Ignacio Pedro Jacobo del Espiritu Santo. Una vez cristianizado el pájaro, el misionero evangelizador de primera extraordinaria padre Ignacio Gorrilandio Penegorria, se preocupó a fondo de enseñarle el Génesis, el Pentateuco, todas las oraciones del catecismo en su lengua vernácula, como así mismo en latín y en lengua manguilandesa, los cuatro evangelios completos, la Apocalipsis de Juan más los hechos y varias epístolas dirigidas de los apóstoles a los corintios y a sus primos los tesalonicenses.

         El padre Ignacio era originario como su nombre lo indica del norte de Manguilandia y como buen norteño era, aun siendo un misionero ortodoxo en sus pensamientos y acérrimo creyente como corresponde a un buen eclesiástico, bastante epicúreo y disoluto en sus costumbres terrenales. Este evangelizador de primera extraordinaria solía disfrutar de la buena mesa, bebía vino con deleite y dedicaba una buena parte de su tiempo a ejercitarse  carnalmente con muchachitas nativas y de afuera, pero si había un vicio al que este buen padre estaba enganchado y era adicto sin remedio ese era el juego de naipes, ese era un vicio que había adquirido en su pueblo siendo todavía un jovenzuelo y se había incrustado en su piel cual tatuaje de tinta china, ni siquiera los años pasados en el seminario pudieron arrancar de su persona aquel vicio que lo dominaba y lo reducía a su voluntad.

         Una noche aciaga, el norteño misionero jugaba a ese juego popular que llaman julepe al cual perdía sin cesar, a pesar de tener entre partida y partida el rosario en la mano, encomendarse a varios santos y recitar mentalmente breves jaculatorias. No era su noche y las cartas se negaban a venir, y ya se sabe que cuando las cartas dicen nones no hay nada que hacer, el padre Ignacio perdía sin remisión  una partida y la otra también.

         Después de perder todo el dinero que llevaba encima y algo que le prestó un paisano que era bajo de estatura, muy peludo y botánico aficionado, se jugó un anillo de oro recuerdo de su madre, el cual perdió en una sola mano, luego se jugó el reloj de bolsillo también de oro heredado de su padre y el crucifijo de plata que llevaba colgado del cuello con una hermosa cadena también del mismo metal, regalo de una tía carnal solterona llamada Edurne Gorrilandio Zarraluqui, y como esa noche no era la suya irremediablemente lo perdió todo y más que hubiese llevado incluido a su Señor enclavado.

         El misionero hecho polvo maldiciendo su mala racha y hasta el copón bendito entre dientes, ya sin nada más que perder se acordó del loro, el cual por aquel entonces ya sentaba cátedra y era la admiración de las gentes sencillas y complicadas. Y sin pensárselo mucho preso del demonio y de su dominante ludopatía también se lo jugó y como es natural y ya se ha dicho por pasiva y por activa que aquella no era su noche, como no era su noche también lo perdió.

         Debido a esta circunstancia Pepe a la edad de siete años y varios meses cambió de dueño y fue a parar a las manos de un tahúr lusitano llamado Mario Soares Camoeiras da Lima; este jugador era hombre de pocos amigos, vulgar, desconfiado, cejijunto, taciturno y poco social, por todo ello no apreciaba suficientemente las grandes aptitudes del loro, ni le hacían la menor gracia sus chistes, de manera que para quitárselo de encima se lo regaló a su querida; una mujer llamada Marguerite le Soal que había sido en su tierra ama de cría, más conocida en Negrilandia por Madame Margot, esta mujerona era de origen celta del este de la Gaule, raza de mujeres dotadas de grandes senos, de una espesa cabellera castaño claro y una grupa potentísima, en esos momentos era dueña y regenta de un burdel de medio pelo.

         En compañía de esta Madame y sus pensionarias Pepe que tenía un oído envidiable y una inteligencia fuera de lo común, en cuatro días aprendió el celta y el gaulois perfectamente, más varios dialectos y germanías diversas, amén de todos los tacos y blasfemias que se dicen corrientemente en esos lugares de perversión frecuentados por corsarios, piratas y aventureros de todo jaez, además de todo esto como Pepe en esos tiempos era muy joven y tenía serias inclinaciones hacia el voyerismo,  también aprendió casi todas las formas y posturas del Kamasutra.

         Una mañana tranquila y soleada, en medio de la impoluta playa de finas arenas apareció el cadáver apuñalado del tahúr lusitano Mario Soares Camoeiras da Lima, al parecer y según la policía local el crimen fue la causa de un ajuste de cuentas entre truhanes; Unos días después Margot sin decir nada a nadie traspaso el burdel a una de sus pensionarias y por historias raras que aquí no vienen al caso aunque son fáciles de adivinar o como diría un político, por razones obvias, aprovechando la escala de un carguero galo cuyo capitán era paisano y cliente de la casa, puso tierra por el medio y viajó a su tierra.

 

         Una vez desembarcada y en su pueblo Margot se instaló en casa de su madre, la cual por cierto estaba de luto riguroso debido al reciente fallecimiento de su marido, quedándose de sopetón viuda como les sucede a todas las mujeres que se les muere el marido, este marido en cuestión era pescador de oficio y murió ahogado en el mar tras naufragar el barco donde faenaba, podríamos decir sin ambages de ninguna clase que este hombre murió tal como corresponde a todo buen marino pescador que se precie de serlo a parte entera.

         Para tranquilidad y sosiego del lector, diremos que este malogrado pescador no era padre biológico de Margot, ya que la procedencia de su posible genitor se ignora por completo tal era el trasiego sexual de su madre en el momento de su concepción, podríamos asegurar sin miedo a equivocarnos que posiblemente esta buena hembra no supiese a ciencia cierta quién la preñó; se especuló en su día que el autor fuera un apuesto forastero, uno de los muchos con los que la caliente celta se dice que mantenía relaciones, el cual tras haber dejado preñada a la bretona se alistó al ejército feudal y nunca más se supo de él, de manera que cuando Margot nació su madre era soltera, y según ella siguiendo el ejemplo de otras juraba y perjuraba que no había conocido varón; pero eso no tiene la menor importancia y es lo de menos.

         La cuestión es que Margot tras una corta estancia con su madre, la cual no paraba de lloriquear, rezar y pedir dinero, viendo que allí no había negocio ni porvenir a la vista y que de continuar con ese régimen en cuatro días se arruinaría, compró dos sacos de pipas y otros alimentos avícolas y dejó a Pepe al cuidado de su pedigüeña madre mientras ella por pura curiosidad y por ver lo que se cocía viajaba a Lutecia la capital del reino.

         Pero héteme aquí que por aquel tiempo los Galos y los anglosajones mantenían una encarnizada guerra por el dominio de aquellas tierras, otra más desde hacía muchos años, y tras perder los galos una célebre batalla, por fortuna para ella durante la ausencia de Margot, su pueblo  fue investido por las tropas enemigas y a pesar de la resistencia heroica de los locales, las huestes anglosajonas lograron  apoderarse del pueblo y siguiendo las ancestrales leyes de la guerra una parte de la soldadesca procedió sin pérdida de tiempo al saqueo e incendio de todas las casas sin excepción, mientras otros pasaban los hombres a cuchillo, luego todos juntos dedicaron su tiempo a celebrar la victoria violando sexualmente natural y contra natura mujeres y niñas sin distinción de edades, y como no podía ser de otra forma a modo de botín de guerra entre otras muchas joyas el loro Pepe cayó en poder de un sargento anglosajón algo sordo y muy bruto, el cual una vez en su tierra no sabiendo lo que hacer con el pájaro, ya que casi no oía nada lo que el pájaro decía y lo que oía no lo entendía, porque Pepe todavía no había aprendido a expresarse en lengua anglosajona, por todo ello y por sacar algo de dinero el sargento medio sordo vendió el loro Pepe a un compatriota que se dedicaba al negocio de la pajarería, y este a su vez lo vendió a un almirante de la marina llamado Charles Brake, marino mercante homosexual notorio y dueño de un bergantín en compañía del cual Pepe aprendió correctamente en poco tiempo a jugar al bridge, a mojar correctamente las galletas en el té, además de hablar el idioma anglosajón correctamente.

         Esto lo contamos para que vean ustedes que un relato de esta envergadura histórica no es cualquier cosa y menos si se precia de ser auténtico. En él no deben de escatimarse los detalles por insignificantes o nimios que estos puedan parecer, como suele suceder normalmente en los colegios, escuelas y universidades estatales o religiosas, adonde la historia la cuentan y hasta incluso la escriben según convenga a los gerifaltes, mandamases o dirigentes que en ese momento detienen el poder.

         Pues bien, aclarado este punto sigamos con lo que sigue, que también tiene su gracia.

 

 

 

 

 LA TORRE DE MARFIL       pagina 3

_________________________________________________________

Liborio durante toda su vida hizo parte de los “ganescos”, muchas veces intentó escapar, pero todos sus esfuerzos fueron vanos, él pertenecía a esa clase de seres humanos que luchan durante toda su vida con todas sus fuerzas con el único objetivo de ser felices, porque tienen el convencimiento interior de que han nacido para ello, pero a pesar de su gran empeño y aun salvando muchos de los obstáculos que encuentran a lo largo y ancho de su trayectoria hacia esa deseada felicidad, están atrapados en las tupidas redes “ganescas” de donde difícilmente lograran escabullirse, porque siempre surgirá un impedimento u obstáculo para impedir que el “ganesco” mejore su condición.

Ellos solo desean conseguir el bien estar que otros con menos méritos que ellos poseen; salir de la mediocridad en la que viven y ser felices; sin embargo a pesar de su tenacidad y hasta en ocasiones su entusiasmo, aun sin cejar ni un minuto de su triste existencia, empleando todos los medios que tienen a su alcance, difícilmente consiguen ya no alcanzar la felicidad completa, sino ser un poco menos desgraciados.

         El como tantos otros seres nacidos en cualquier época, pertenecía a ese grupo de personas a las cuales sin saber porque, desde su nacimiento están inscritos en el libro del destino con letras rojas. Son seres que viven encerrados en una fortaleza de maldad cercada por muros infranqueables que no dejan el menor resquicio a la esperanza y a la liberación.

         Abarrotados adentro de esa torre de marfil, adonde desde su supina ignorancia andan de un sitio hacia otro, sin rumbo fijo, escuchando los miles de cantos de sirenas que llegan hasta sus oídos sin enterarse de que va la cosa. Presos en esa infranqueable fortaleza de maldad, inexpugnable fortín donde la envidia y la violencia absoluta campean por sus respetos; los “ganescos” desesperados insultan, roban, delatan,  violan, luchan sin tregua y se comen los hígados entre ellos, todo lo que sea y haga falta por encontrar una insignificante rendija para intentar escapar por ella de ese círculo de miserias, de odios y violencias en el cual están irremediablemente inmersos; pero no la encuentran ni la encontraran porque Dios, el destino o lo que sea no lo quieren y así lo han dispuesto.

         A estos seres les ocurre lo mismo que aquellas moscas que se posaban y correteaban por encima de los mugrientos pupitres de la escuela nacional cuando éramos niños; nosotros las cazábamos con un gesto rápido de la mano o de un libretazo, luego si todavía estaban vivas o bien la metíamos en el tintero, del cual posiblemente haciendo esfuerzos enormes intentaban salir; a veces lo conseguían, pero cuando estaban casi afuera de un certero golpe de pluma volvían al tintero y si a pesar de todo alguna de ellas lograba escapar, solo era para morir agónicamente en el pupitre arrastrando sus alas empapadas de tinta.

         A veces lo divertido era arrancarles un ala o una pata o las dos cosas y dejarlas corretear a la pata coja por encima del pupitre, la mosca se debatía hasta la muerte por escapar volando, sin conseguir su objetivo, seguramente la mosca ignoraba la cruel mutilación.

         Nunca sabremos el dolor que causa el perder un ala de un tirón. Simplemente porque nosotros no tenemos alas, y después porque el dolor físico es puramente personal y el dolor que nosotros muchas veces hacemos a los demás, como no lo sentimos en propias carnes nos importa un comino.

          La mosca aunque seguro muy dolorida, ignorante de su mutilación probaba una vez y otra a volar sin jamás conseguirlo, todo ello porque nosotros caprichosamente para divertirnos habíamos cruelmente mutilado el órgano que hasta caer en nuestras manos le permitía gozar de la libertad. Esa puede ser la diversión del Creador o del cruel destino con los desgraciados seres condenados a querer escapar durante toda su vida del gran tintero que es este jodido mundo que les ha tocado vivir.

         Ahora una vez acabada ésta desoladora introducción  veamos quien era la familia de Liborio.

 

EL ARISTOCRATA AFILADOR       pagina 2

________________________________________________

 

A mediados del mes de marzo  año 1974 después de una larga, muy larga ausencia, volví a mi pueblo. En casa de mis queridos padres las cosas estaban prácticamente tal como yo las había dejado hacía ya cerca de veinte años, mi habitación estaba intacta y aún conservaba el mismo olor que cuando yo dormía en ella, parecía que las cosas o el tiempo se habían detenido en aquel cuarto y esperaban mi regreso.    Aquel peculiar olor me transportaba a mi juventud; las viejas baldosas rojas, siempre en estado de revista, pintadas con almazarrón, la antiquísima cama de hierro con la misma cubierta tejida a ganchillo por mi madre o por mi abuela, los colchones y el almohadón de lana con sus dos inseparables cojines, la mesilla de noche de madera, con su mármol rosa, su cajón y su repisa para poner el orinal, el viejo armario con su secular olor a madera vieja, en el cual todavía quedaban algunas prendas interiores y exteriores mías, solamente al mirarme en la luna del armario veía claramente que yo ya no era aquel muchacho que dormía a pierna suelta en aquella veterana cama que había conocido varias generaciones de mi familia.

         En el cajón de la mesilla de noche todavía estaban algunas de mis cosas, varios tebeos, un billetero de piel en buen estado, alguna fotografía, dos o tres novelas del Rodeo, una baraja, algún lapicero, un sacapuntas, una pluma estilográfica Parker 51, y en el fondo del cajón un par de viejas libretas escolares de la cuales apenas si guardaba el menor recuerdo, eran aquellas libretas de después de la guerra, con las tapas verdes o azules descoloridas, en la tapa de delante escrita en letra inglesa ponía -Cuaderno Escolar- y en la tapa de atrás impresa estaba la tabla de multiplicar y el precio, 0.20 céntimos.

         A pesar de los años pasados intenté hacer memoria y por fin recordé perfectamente que  esas eran las libretas que casi todos los chicos llevábamos allá por los años cuarenta en la escuela, aquellas en cuestión procedían de una imprenta o librería que había sido bombardeada casi enfrente de mi casa durante la guerra por la aviación fascista italiana; recuerdo aunque yo era muy pequeño que todavía unos años después de acabar la guerra los chicos e incluso los mayores de entre los escombros recuperábamos cantidad de material escolar.

         Abrí una de las libretas, y observé que el papel era aquel blanco tirando a gris de mi niñez, las páginas estaban trazadas con rayas horizontales y en el lado izquierdo una finísima raya roja vertical como marcando el margen. No puedo decir con exactitud el porqué, pero el tener aquella libreta en mis manos me causaba una emoción difícil de explicar. Era como si de repente hubiese rejuvenecido de veinte y tantos años y lo pasado durante ese tiempo no hubiera sido más que un sueño o mejor dicho una pesadilla.

         Empecé a leer y no daba crédito a mis ojos, aquello era lo primero que había escrito en mi vida y como en una película aquellas escenas que yo había someramente anotado cuando apenas contaba diecisiete años, ahora se representaban en mi mente igual que si las hubiese escrito la noche anterior.

         Interiormente di gracias a no se quien y sobretodo a mi buena madre por no haber tirado a la basura o quemado todas aquellas reliquias, pensé, creo que con buen criterio, que aquello merecía ser salvado del vertedero o de las llamas y me puse sin más a ordenarlo y pasarlo en limpio.

         Durante muchos años he viajado por mar tierra y aire pero aquel escrito lo he guardado celosamente junto a otros que serán testimonio de mi paso por este jodido mundo. De vez en cuando lo he sacado del cartapacio y he trabajado en él. Hoy a mis setenta y tres años creo que es hora de que este relato vea la luz y por eso me he decidido a publicarlo.

         Creo que el lector sabrá apreciar el talento del singular personaje de mi relato, como también sabrá perdonar las faltas de sintaxis o prosodia debidas a mi inexperiencia en esta lid literaria.

         A mi personalmente la vida de este aristócrata afilador me impresionó en su día y todavía hoy sus enseñanzas me abren los ojos y me hacen ver la relativa importancia que tienen las cosas; muchas de ellas que muchas veces nos preocupan y jamás suceden, otras que la mayoría de los mortales consideramos muy importantes con el transcurso del tiempo se quedan en puras anécdotas, porque aquí lo único que es importante en la vida, es vivir. J.M.M.

 

                                                                                   CAPITULO I°

                                                        Al principio de los años cincuenta todavía venía tres o cuatro veces por año un afilador a mi pueblo...........

 

 

           EL EXTRA MUDO        pagina 3

_________________________________________________________________________

Viendo el trasegar de todos estos personajes podríamos decir sin miedo a equivocarnos que aquel plató del cinematógrafo en ciertos aspectos podría haberse comparado con una colmena humana con su reina, sus obreras y por supuesto sus zánganos correspondientes.

          Solamente Winter sumergido en el pozo de sus recuerdos estaba al margen de de lo que allí acontecía, sin saber porque, no podía ese día evitar de  pensar y reflexionar más que de costumbre sobre lo fútil y casi inútil que había sido su existencia.

         Su vida había transcurrido casi sin darse cuenta, distraídamente se había vuelto viejo sin haber sido joven, siempre corriendo en pos de una quimérica gloria que a estas alturas de su vida ya casi había dejado de ambicionar. Winter salvo un milagro de última hora ya no esperaba nada de la vida; su gran ambición fue durante toda su existencia en convertirse en un gran actor y de triunfar en el cine, pero a esas alturas de su vida su ambición y todas sus ilusiones se habían esfumado, le había ocurrido lo mismo que a los niños les ocurre con los reyes magos cuando se enteran de que estos no existen, con la diferencia de que los niños de una forma u otra consiguen sus regalos y a la postre les da lo mismo quien se los ponga.

         ¿Cuantos años llevaba trabajando? Era fácil el saberlo, ¡muchos! ¡todos! Prácticamente desde que nació. Y ello porque su madre, cuando él solamente contaba con tres o cuatro meses escasos de vida, ya firmó sin pedirle permiso a él para nada, su primer contrato de trabajo; un contrato de exclusividad con una agencia de publicidad, por el cual se comprometía a ser fotografiado desnudo y empolvado para la publicidad de  los famosos polvos de talco “El escozor”.

         En efecto el bebe Eufrasito fue retratado desnudito, eso si, boca abajo, porque la moral de aquellos años no permitían ni siquiera a los recién nacidos enseñar sus partes más íntimas, de esta guisa con el traserito rebosante de perfumados polvos de talco “El escozor” Eufrasito se exponía en grandes carteles colocados en todos los escaparates de las farmacias del país, también en algunos puntos estratégicos de los pueblos y ciudades, además de los tranvías y trolebuses de las capitales sin contar la caja de cartón en la cual se encerraba el producto, también en todos los cines de la geografía nacional durante el descanso proyectaban en la pantalla una diapositiva del bebe Eufrasito con el culo al aire, mientras una cantante con voz aguda y aflautada cantaba sobre una melodía ramplona un estribillo que decía:

 

Desde que yo le pongo

polvos “El Escozor”,

mi niño feliz duerme,

duerme como un lirón .

Tranquilo esta su padre

feliz me siento yo,

viva el polvo de talco

gracias a “El Escozor”  

  “El Escozor”, “El Escozor”

tu nos permites de vivir mejor.

         Aquella publicidad fue un pelotazo como se diría ahora y visto el éxito obtenido por los polvos, aprovecharon la fotogenia innata del bebe para promocionar las exquisitas papillas “El Rollizo” para cuya fotografía hicieron engullir a la criatura en dos meses bastantes kilos de harina con el fin de que ganara peso y pareciera tal como lo preconizaba el anuncio, mucho más rollizo.

         Sin tiempo para reponerse llegó el infalible “Dentimal”, un jarabe milagroso para calmar el dolor de las encías cuando salen los primeros dientes. A este producto milagro le siguió el chupete “Rechupete” fabricado con puro látex además de ser anatómico y antivirus. Después nunca mejor dicho, llego el andador o taca, taca “Marchasolo” y tras este otro y otro y así hasta la edad de veinte años.

         Su madre viendo en su casi recién nacido hijo una inagotable fuente de ingresos, presentaba el niño a todas las pruebas que ahora se llaman “casting’s” habidos y por haber de manera que Eufrasio aún no sabía decir papá ni mamá y ya era un bebe famoso. Prematuramente famoso.

          Tras los polvos, las papillas, el jarabe dental, y el taca, taca, vinieron los juguetes y ropa infantil, más tarde cuando contaba seis años los libros del colegio, a estos siguieron la moda juvenil, a los diez años las golosinas y refrescos, a los doce el patinete “Veloz” y la bicicleta “Estrella”, a los diecisiete patatas fritas, los primeros yogures, ropa interior y exterior, y a los veinte bebidas alcohólicas, puros habanos, cigarrillos nacionales y americanos y el orgullo de la tecnología nacional, el prodigioso “Biscuter”...............

 

TODOS FUERON MILLONARIOS       pagina 18

________________________________________                Natividad de Johannes

        Johanes nada más nacer supo que  tenía madre pero incomprensiblemente y sin razón aparente se negó rotundamente a reconocerla como madre biológica; si acaso y en caso de fuerza mayor la reconocería un poco, aunque esto sería en última instancia y siempre en calidad de madre putativa, como veréis enseguida.

         Apenas abrió los ojos el futuro almirante Johanes y digo futuro porque todavía no era marino ni estaba bautizado, que aún sin ser cristiano ni liberal, pero quesilandes a parte entera, ya se dio perfectamente cuenta de las extrañas circunstancias de su nacimiento y anterior concepción.

         El futuro almirante asumiendo inmediatamente “in situ” su incómoda situación, como ya se le notaban ciertos indicios de hombre de mando, debido al aspecto inequívoco de su madre, a la cual se le veía el plumero de lejos y se notaba a la legua que no era trigo limpio, decidió de poner remedio al desaguisado y colocar las cosas en el sitio adecuado.

         Como el futuro almirante era un águila innato, inmediatamente dedujo con certeza de que él había sido concebido de extranjis, posiblemente fruto de la relación pecaminosa de su madre que por aquel tiempo ejercía la antiquísima profesión de prostituta andante, siguiendo el método peripatético de recorrer incansablemente la acera de una callejuela situada en las inmediaciones del puerto de Madrestsma, ciudad importantísima de Quesilandia, de ahí que seguramente emanara su apellido de: van Yvienen.

         Una vez el futuro almirante tuvo la certeza de que era un grandísimo hijo de puta declarada como tal, miró lastimosamente a su genitora y sin un reproche ni un lamento la envolvió en una sábana, la metió en una canastilla y se fue con ella a un convento de madres, hijas y hermanas carmelitas, algunas de ellas andaban descalzas y caritativamente otras ya iban bien calzadas.

         El convento en cuestión estaba distante de más de seis leguas de la ciudad, había otros más cercanos pero no ofrecían la confianza que el futuro marino esperaba; por fin  una vez llegado a las inmediaciones del convento, reventado por el peso de su puta madre y también por la andada a la cual como buen futuro marino no estaba acostumbrado, dejó a su putativa madre llorando desconsolada en la calle y él sin volver la cabeza atrás, decididamente haciendo caso omiso de los gritos y lloros de su madre penetró en el interior del patio del convento donde tras tirar de la cadena y hacer sonar la campanilla se metió anónimamente en el torno y empezó a llorar para llamar la atención.

         Los lloros incesantes del futuro almirante alarmaron la congregación entera e inmediatamente el niño Johannes fue recogido y sacado del torno por una joven hermanita que iba descalza porque todavía, aunque ya tenía edad para ello no se la había calzado nadie y por lo tanto no tenía el grado superior de madre..............